Raid de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, 36 morts

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(Actualisé avec précisions, attaque au Cameroun) MAIDUGURI, Nigeria, 20 septembre (Reuters) - Des membres du mouvement islamiste Boko Haram ont pris d'assaut vendredi une localité du nord-est du Nigeria, Mainok, déclenchant des combats qui ont fait au moins 36 morts et qui se poursuivaient samedi, a-t-on appris de source proche des services de sécurité. Quatre civils ont par ailleurs été tués dans une autre attaque des hommes de Boko Haram, menée dans le nord du Cameroun, a annoncé la radio publique camerounaise. Dans son combat pour créer un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria, Boko Haram a tué des milliers de personnes ces cinq dernières années. Parmi les morts à Mainok, figurent 23 civils, les autres étant des combattants de Boko Haram repoussés par les militaires défendant la ville, dit-on au sein des services de sécurité. Un autre membre des services de sécurité a évoqué la possibilité d'un bilan plus élevé. Il a dit avoir compté 25 corps sur une route. Vendredi soir, la Cameroon Radio Télévision (CRTV) a annoncé que l'armée camerounaise avait répondu après une incursion contre le village d'Assighassia près de la ville de Mokolo. Deux activistes ont été tués et un militaire camerounais blessé. Deux heures plus tard, Boko Haram attaquait le village de Ganse, également près de Mokolo, tuant quatre civils, a précisé la CRTV. Plus de 40.000 personnes ont fui vers le Cameroun pour échapper aux attaques de Boko Haram dans le nord du Nigeria, selon les chiffres communiqués par le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Dans ces villages frontaliers abandonnés, il ne reste plus que les personnes âgées et les handicapés. Mais une fois la frontière franchie, les réfugiés ne sont toujours pas en sécurité. Le HCR cherche à en transférer un grand nombre vers un camp de réfugiés plus éloigné de la frontière, à Minawao. Selon Foncha Ngeh, un homme d'affaires basé à Maroua, dans le nord du Cameroun, des centaines de personnes, qui craignent pour leur sécurité, sont en train de fuir les villages frontaliers isolés du Cameroun pour chercher refuge dans des villes et des localités beaucoup plus importantes. (Lanre Ola avec Tansa Musa à Yaoudé; Bertrand Boucey et Danielle Rouquié pour le service français)

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