Raffinage : les majors poussées à se réorganiser

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Total se prépare à un vaste plan de rapprochement de la pétrochimie et du raffinage. Les syndicats craignent une marginalisation du réseau de distribution de carburant.

La crise s'intensifie un peu plus dans le raffinage français. Deux ans après la fin de l'activité du site de Dunkerque exploité par Total, c'est au tour de l'installation de Berre-l'Étang d'être sur la sellette. Les raisons du marasme sont connues : non seulement la consommation de produits pétroliers chute régulièrement en Europe (un repli estimé selon les opérateurs à 20 % en 2030 par rapport à 2006), mais les raffineries dans l'Hexagone souffrent d'un déséquilibre structurel entre une production excédentaire en essence et une hausse de la consommation en gazole. Quant au marché américain, qui a constitué pendant longtemps un débouché naturel pour l'essence des sites français, il l'est de moins en moins.

Les derniers chiffres sont alarmistes. Alors que la capacité de raffinages des onze sites en France (avec Berre) atteint 98,1 millions de tonnes par an, la production effective tourne désormais autour de 81 millions de tonnes. Loin de la barre des 105 millio

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