Radet : "En 2003, ce sont les stadiers qui nous ont demandé de partir"

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Le PSG affronte Auxerre ce samedi en finale de la Coupe de France. Si cette année le trophée semble promis aux Parisiens, l'AJA l'avait emporté au même stade de la compétition en 2003 (2-1). Une soirée mémorable dont Johan Radet, indéboulonnable arrière droit de la génération dorée de Cissé, Mexès, Boumsong et Kapo, avait profité jusqu'au bout.

Retour en 2003. Une semaine avant cette finale, vous jouez déjà le PSG en championnat (2-0). Une rencontre marquée par l'entrée de Guy Roux sur le terrain, qui entraîne le refus d'un but à Hugo Leal à cause de fumigènes allumés par le kop parisien. Cela vous a donné un petit ascendant psychologique ? Je ne sais pas, mais je pense que Guy Roux avait été très bon sur ce coup-là de rentrer immédiatement sur le terrain. Les fumigènes nous avaient gênés, mais pas tant que ça, donc on peut comprendre que les Parisiens aient été un peu agacés.
Au coup d'envoi de la finale, surprise, c'est Ronaldinho qui joue avant-centre côté parisien. Ça a changé votre plan de jeu ? Non, on est restés sur nos principes. On ne s'est jamais vraiment adaptés au système des autres, on est toujours restés sur le nôtre. Ils ont joué comme ça, ok, mais on est restés sur ce qu'on savait faire. Pas de grandes perturbations. Il n'y avait aucune consigne sur Ronaldinho. On l'a considéré comme un joueur d'une équipe de L1, tout simplement. Il n'y a pas eu de traitement particulier.
À la mi-temps, le PSG mène logiquement (1-0). Quel est le discours de Guy Roux dans les vestiaires ? Il y a eu un changement, avec Akalé qui est entré à la place de Fadiga, car ça avait chauffé un peu entre les deux. Le discours, c'était qu'on était en train de passer à côté de quelque chose, qu'on n'était pas loin, mais qu'il fallait qu'on fasse tous un peu plus. Il fallait qu'on élève notre niveau de jeu, car c'était insuffisant pour prétendre à la victoire. Et je pense que ce jour-là, Guy Roux a trouvé les mots, car sur la 2e mi-temps, on a vraiment été présents. Il a joué sur les deux tonalités, mais il nous a vraiment dit de ne pas avoir de regrets. Après, il a ses méthodes, il va en piquer deux ou trois, en caresser deux ou trois autres qui ont besoin d'être rassurés, et au final, ça marche.
"Hugo Leal ? On ne peut pas crier au scandale"
Les Parisiens gèrent jusqu'à l'expulsion d'Hugo Leal (66e) pour un pied haut mais qui ne touche pas Philippe Mexès C'est le tournant du match. Sur le coup, ça me paraît justifié. Après, quand on revoit l'action on se dit que…




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