Radamel Falcao, le feu des Dragons

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Radamel Falcao, le feu des Dragons
Radamel Falcao, le feu des Dragons

Paumé sur le terrain, ou sur le banc, depuis sa rupture des ligaments croisés, Radamel Falcao revient à Porto pour la première fois depuis son départ. L'occasion pour lui de reprendre son règne, et l'écriture de sa légende. Voilà pourquoi.

Il y a quelques semaines, lorsque les supporters de l'OL et de l'équipe de France ont appris la nature de la blessure de Nabil Fekir, deux camps se sont rapidement formés : les optimistes d'une part, qui ont rapidement avancé des exemples de joueurs ayant rebondi brillamment après une telle blessure, et misé sur la jeunesse du jeune Fekir pour se rassurer, et puis les autres. Ceux qui, presque gênés, n'arrivent pas à s'ôter de la tête l'un des pires exemples récents d'une blessure qui peut définitivement changer la trajectoire d'un joueur. Cet exemple, c'est évidemment Radamel Falcao. Avec lui, difficile de se sortir de la tête l'idée que l'histoire, à un moment donné, s'est enrayée, et a fini par balbutier. En effet, impossible, à l'aube de l'année 2014, de se dire qu'El Tigre finira, moins de deux ans plus tard, à cirer le banc de Chelsea en tant que troisième choix au poste d'attaquant, derrière un Loïc Rémy qui ne livre alors que sa première saison pleine en Angleterre, sous les couleurs de Newcastle, après une demi-saison en prêt à QPR. Ainsi, alors que l'Europe entière s'extasie actuellement devant les exploits de Lewandowski, Agüero, Benzema, Suárez ou Cavani, on ne peut s'empêcher de penser qu'un nom manque à l'appel. Si les prouesses de ces cinq-là sont exceptionnelles, on sait, au fond de nous, que Falcao était capable de les réaliser aussi, même, parfois, de faire encore mieux. Bien sûr, El Tigre n'est pas le premier astre à s'éteindre brusquement, et malheureusement pas le dernier. Dans l'histoire très récente du football, les cas Torres où Kaká ont été synonymes de crève-cœur également pour tous les amoureux du ballon rond.

Porto, le premier jardin


En un peu plus d'un an et demi, Radamel a tout perdu, ou presque. Sa confiance sur le terrain, sa finition chirurgicale, sa frappe surpuissante, son jeu de tête ahurissant, ses ciseaux acrobatiques venus de nulle part, et surtout, sa place d'idole nationale, logiquement convoitée par le phénomène James, et son aura devenue planétaire. Mais voilà, s'il y a une chose que l'on ne peut pas retirer à Falcao, ce sont les pages de son histoire qu'il a déjà écrites, noir sur blanc. Or, cette histoire, les supporters du FC Porto la connaissent, et sur le bout des doigts. 72 buts et 18 passes décisives en 87 apparitions vous placent un homme dans le cœur d'un supporter. Surtout lorsque celui-ci contribue grandement à vous offrir un sacre de…


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