Racing-Métro / D.Szarzewski : " Le costume d'outsider nous va bien "

le
0
Racing-Métro / D.Szarzewski : " Le costume d'outsider nous va bien "
Racing-Métro / D.Szarzewski : " Le costume d'outsider nous va bien "

A la veille du choc des barrages de Top 14 entre le Stade Français et le Racing-Métro (vendredi à 21h), le capitaine des Ciel et Blanc Dimitri Szarzewski se montre confiant, mettant en avant la nouvelle maturité de son équipe et la plus grande expérience de ses joueurs en phases finales. L'ancien Stadiste revendique cependant un rôle d'outsider face à une équipe qui a terminé devant le Racing à l'issue de la saison régulière.

Dimitri Szarzewski, vous étiez au repos ces derniers jours. Comment ça va physiquement ?
Ça va mieux. Aujourd’hui (ndlr : mercredi), je me suis entraîné normalement avec le groupe, donc tout va bien. On verra vendredi si je suis apte à jouer mais il y a de bonnes chances. Même s’il peut se passer beaucoup de choses d’ici là. Pour l’instant il n’y a pas de groupe, on verra après-demain, après l’annonce du groupe.

Jouer ce type de match couperet contre votre ancien club du Stade Français, ça doit toujours avoir une saveur particulière...
C’est un match particulier. Je suis très heureux pour le Stade Français, ça faisait six ans qu’il ne s’était pas qualifiés, ça fait extrêmement plaisir de les revoir à ce niveau là. Mais c’est un match de phases finales, un match de barrage, donc il va falloir mettre les sentiments de côté et essayer de remporter ce match.

« Un peu plus matures que le Stade Français »

Leur manque d’expérience peut-il joueur en votre faveur ?
Oui, peut-être… Nous, ça fait six ans qu’on joue les phases finales donc j’espère qu’on sera un peu plus matures que le Stade Français. Mais au niveau de l’envie ils seront autant motivés que nous, donc ça va se jouer sur des détails. Peut-être qu’ils seront un peu plus stressés que nous… En tout cas, je l’espère.

Vous partez donc favoris ?
Je ne sais pas si on est favoris. Sur la phase aller-retour, ils sont devant nous, ils nous ont battus deux fois… Donc favoris je ne sais pas, surtout que le costume d’outsider nous va bien donc on va rester comme ça.

L’année dernière, vous aviez vécu le match de barrage en costume depuis les tribunes. Avez-vous craint de vivre la même chose cette année ?
Ça fait partie du rugby, ce sont les aléas, c’est un sport où il y a des contacts, des blessures. Moi, ce n’était pas grand chose, c’était une petite entorse mais j’ai préféré laisser la place à mes coéquipiers qui eux étaient à 100% et qui pouvaient apporter davantage à l’équipe qu’un joueur blessé. Donc j’ai préféré prendre une semaine supplémentaire pour bien me reposer et j’espère que vendredi ça ira pour moi. Et si ce n’est pas le cas, on a d’autres joueurs qui seront prêts à relever le défi.

« Ne pas ressasser à chaque fois le passé »

Le coup de pression du président après votre défaite à domicile a-t-il été entendu ?
Il n’y a pas vraiment eu de coup de pression du président, il était simplement déçu de notre défaite et c’est normal de sa part, tout le monde était déçu et frustré. Maintenant c’est du passé, ce qui m’intéresse c’est le présent et l’avenir, on sait ce qu’on doit faire sur le terrain pour pouvoir battre cette grande équipe. Ça se passera vendredi, on ne va pas ressasser à chaque fois le passé. On va par contre essayer de se servir des erreurs commises pour ne pas les répéter. On a toujours notre destin entre les mains, à nous de faire ce qu’il faut sur le terrain.

Aborder ce barrage avec un bilan d‘une seule victoire sur les cinq dernières rencontres, cela pèse-t-il ou repart-on à zéro en phases finales ?
L’objectif était de se qualifier pour les phases finales, c’est chose faite donc on repart à zéro. Maintenant tout peut se passer, à nous d’en prendre conscience, de ne plus se poser de questions, de ne plus douter et de jouer notre propre rugby.

Lors du dernier derby, le Racing-Métro a manqué d’impact dans le combat. L’engagement physique est-il encore plus important dans ce type de rencontre ?
Non, je ne pense pas que ce sera la clé car les deux équipes seront présentes à ce niveau. Ça va sûrement se jouer sur des détails, sur la discipline, sur la réalisation, la concrétisation des temps forts. Mais au niveau du combat, à ce niveau de la compétition, je pense que les deux équipes seront équitables.

L’indiscipline a beaucoup été pointée du doigt lors de vos dernières contre-performances. Avez-vous résolu ce problème ?
On l’a vu, donc après nos match on essaye de regarder les vidéos, d’analyser et on s’aperçoit tout simplement que les fautes viennent quand on subit un peu trop. Lors des derniers matchs, on attendait ; l’adversaire joue en avançant donc forcément on se met plus facilement à la faute dans ces circonstances. Mais depuis deux matchs, on porte de nouveau le ballon, on joue vers l’avant, on domine l’adversaire et le rugby devient beaucoup plus facile dans cette situation.

« Place aux actes »

Se retrouver spectateur sur le terrain, à quoi est-ce dû ?
C’est dans la tête, ça arrive parfois, mais le plus important est d’en prendre conscience et de ne pas commettre les mêmes erreurs. Les joueurs sont avertis, on a vu ce qu’on était capables de faire, de bonnes comme de mauvaises choses, donc j’espère que les joueurs seront prêts vendredi. C’est facile de rassembler les joueurs, de faire de beaux discours à l’entraînement, mais c’est seulement les actes qui comptent. On peut dire ce qu’on veut en conférence de presse ou entre nous, le plus important c’est ce qui se passe sur le terrain le jour J.

Avez-vous parlé à vos joueurs en tant que capitaine afin qu’ils ne soient pas spectateurs comme ils ont pu l’être auparavant ?
Ça fait quelques temps que je leur dis d’arrêter de parler et j’ai le sentiment que les joueurs ont vraiment compris le message, que ça se passe sur le terrain, place aux actes. Je n’ai pas envie de leur mettre une pression supplémentaire, nous avons beaucoup d’internationaux et de très bons joueurs dans l’équipe, chacun sait ce qu’il faut mettre dans ce genre de match pour en sortir vainqueur.

L’an passé lors de votre victoire à Toulouse, vous aviez montré une force de caractère que l’on peine à voir dernièrement. Est-elle toujours là ?
Comme je le disais, on devient plus matures que les années précédentes mais il nous manque parfois un peu de constance dans certains matchs. Pour être une grande équipe il faut toujours être présent au niveau du combat et de l’agressivité, ça reste du rugby et sans ça on ne pourra pas avancer. Il faut se le mettre dans la tête et continuer d’avancer.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant