Racing 92 - Toulouse : La magie Dan Carter a opéré

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Le Racing 92 s'est imposé face à Toulouse ce samedi (25-18) dans le premier match de barrage du Top 14. Dans le sillage d'un bon Dan Carter, mais à l'économie, les Racingmen iront à Rennes pour disputer les demi-finales face à Clermont. Le demi d'ouverture néo-zélandais, qui a joué tout le match, a livré une prestation sobre mais terriblement efficace à l'image de son 100 % face aux perches.

Absent sur blessure depuis trois semaines et la finale de la Champions Cup perdue par le Racing 92 face aux Saracens, Dan Carter a fait son retour avec le club francilien pour le match de barrage face à Toulouse. Un « come back » tout en sobriété mais, à l'image de sa carrière, très efficace. Le demi d'ouverture s'est présenté à l'échauffement avec un strap imposant à la jambe droite. Le meilleur joueur du monde s'est contenté de courir et a ensuite poursuivi par un échauffement au pied mais sans réellement forcer. Johann Goosen, qui a parfaitement suppléé le joueur néo-zélandais pendant son absence, et Maxime Machenaud se sont exercés moins longtemps que Dan Carter face aux perches. Une indication sur l'état physique de la star du Racing 92, clairement pas à 100% de ses capacités.

Une première mi-temps parfaitement maîtrisée

Dans un stade Yves-du-Manoir qui n'était pas plein, mais dans une chaude ambiance comme on peut s'y attendre lors des phases finales, c'est le Néo-Zélandais qui a donné le coup d'envoi. Le demi d'ouverture a passé la première pénalité du match, rassurant les supporters franciliens. Il va même doubler puis tripler la mise face aux perches sanctionnant les trop nombreuses erreurs toulousaines. On l'a vu beaucoup encourager ses partenaires. Et pour son premier plaquage du match, Dan Carter a stoppé Florian Fritz lancé plein fer après une combinaison en touche. Il a dans la foulée parfaitement occupé le terrain d'un superbe coup de pied décroisé pour renvoyer le Stade Toulousain dans ses 22 mètres. Sur l'action suivante, Toulouse s'est de nouveau mis à la faute et … Dan Carter rajouta trois points. Mais après la réduction du score de Sébastien Bézy (12-6), le demi d'ouverture a manqué son renvoi qui a filé directement en touche, la première erreur de l'ouvreur francilien en 30 minutes. Au petit trop, le All Black s'est contenté de distribuer le jeu de son équipe et de bien défendre. Mais il a commencé à souffrir physiquement en fin de mi-temps, logique quand on a pas joué depuis trois semaines.

Montée en puissance

Au retour des vestiaires, après la pénalité de Sébastien Bézy (12-9, 43eme), Dan Carter a de nouveau manqué son renvoi, direct en touche. Le demi d'ouverture a été par la suite plus discret, se contentant de bien défendre. A la 54eme, sur un coup de pied de Vincent Clerc, le All Black a récupéré le ballon, a feinté et percé la défense mais a bien été rattrapé. Une première véritable escarmouche suivi d'une deuxième dans la foulée, qui a rassuré tout de même sur son état de forme malgré qu'il ne soit pas en pleine possession de ses moyens. Dans son duel face à Luke McAlister, son ancien coéquipier avec les All-Blacks, le joueur du Racing 92 a été moins présent en attaque mais diablement efficace dans le jeu au pied sauf sur les renvois. Après une superbe remontée de balle des Franciliens de plus de 80 mètres, le Stade Toulousain s'est mis de nouveau à la faute et Dan Carter a passé sa cinquième pénalité… sur cinq. Malgré l'essai de Gaël Fickou, le Racing 92 s'impose de justesse (18-16). Le demi d'ouverture néo-zélandais, auteur de 18 points au pied, a mené les Racingmen à la victoire et en demi-finale à Rennes. Même sur une jambe, la magie Dan Carter a permis au Racing d'encore espérer un titre cette saison. De notre envoyé spécial au Stade Yves-du-Manoir
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