Racing 92 - Juan Imhoff : « Difficile d'attaquer en 9 et défendre comme un ailier »

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Assis à la place de Lionel Messi dans le vestiaire, contraint de jouer n°9 après l’expulsion de Maxime Machenaud et sacré champion de France avec le Racing 92, l’ailier argentin Juan Imhoff ne risque pas d’oublier sa soirée du 24 juin 2016.

Juan Imhoff, vous avez joué n°9 dans cette finale après l’expulsion de Maxime Machenaud, vous êtes le nouveau Agustin Pichot du Racing 92 ? Agustin Pichot, il n’y en a qu’un, c’est impossible (sourires). J’ai essayé de donner le meilleur que j’avais. Avec une équipe comme ça, c’est beaucoup plus facile. J’avais en 8 Chris Masoe et en 10 Dan Carter (sourires). On a l’impression que rien ne pouvait vous arriver dans ce match... Il y a des jours comme ça. Mais on a beaucoup aidé cette chance (sic) qu’on a eue aujourd’hui, car cette équipe n’a jamais lâché. On a mis ce qu’on a en bas, les c***, et ça donne de la fierté et de l’orgueil. Avez-vous douté quand vous avez commencé à jouer en 9 ? Bien sûr ! Les trente première secondes. Mais après je me suis dit : « Je suis là pour jouer au rugby. Souvent je me plains parce que je ne touche pas de ballons. Voilà, joue en 9, va toucher tous les ballons ! ». Tu es mis en confiance, et en plus Dan Carter te dit : « Donne moi le ballon ». C’est très facile.

Juan Imhoff : « Venir s’asseoir à la place de Messi, c’est toucher le ciel avec les mains »

Vous êtes-vous déjà entrainé à jouer à la mêlée ? Ce n’est pas forcément très difficile. Il faut être lucide. Je suis un peu un deuxième 9, je suis souvent à côté des rucks, en essayant de jouer le ballon. Dans ce domaine-là, ce n’était pas difficile. Le truc qui était difficile, c’est d’attaquer en 9 et défendre comme un ailier. J’ai beaucoup couru, j’ai mal partout, mais je suis fier. Maxime Machenaud vous a-t-il parlé pendant le match ? Il m’a parlé à la mi-temps, il m’a beaucoup aidé. C’était très facile. Vous étiez assis à la place de Lionel Messi dans le vestiaire, qu’avez-vous ressenti ? C’est un truc de fou. Je n’ai même pas de paroles pour vous expliquer. Pour un Argentin, venir s’asseoir à la place de Messi, c’est toucher le ciel avec les mains. Que signifie pour vous d’être champion de France avec le Racing 92 ? Ca confirme le travail et la décision que j’ai prise cette année qui était très difficile (ne pas rejoindre la nouvelle franchise argentine de Super 18, ndlr). Je savais que cette équipe avait de l’ambition, avec plusieurs joueurs qui ont le niveau au-dessus. Je suis très content, très fier de cette équipe, content pour l’équipe, pour le staff, pour le club qui le mérite vraiment. Propos recueillis par notre envoyé spécial à Barcelone Julien CHALLOUETTE [fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01571056/zone/1/showtitle/1/src/u3u0pk']
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