Rachida Dati dénonce une cabale au sujet de dépenses retoquées

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RACHIDA DATI CONTRE-ATTAQUE DANS L'AFFAIRE DES DÉPENSES RETOQUÉES
RACHIDA DATI CONTRE-ATTAQUE DANS L'AFFAIRE DES DÉPENSES RETOQUÉES

PARIS (Reuters) - Rachida Dati a dénoncé jeudi une "cabale politique" après la révélation de l'invalidation par la Cour des comptes de près de 190.000 de dépenses du ministère de la Justice entre 2007 et 2010, lorsqu'elle était Garde des Sceaux.

La Cour des comptes a rendu public mercredi un arrêt du 22 janvier dans lequel elle invalide des factures pour des frais de communication mais aussi, pour plus de 9.850 euros, pour des "achats de vêtement de luxe, de consommation de boissons ou de repas, d'achats de pâtisseries, de journaux, de produits de pharmacie, etc."

Le magazine Le Point, premier à s'en faire l'écho mercredi sur son internet, rapportait qu'il s'agissait en partie de foulards de luxe à l'usage de l'ex-ministre, sans préciser ses sources.

Rachida Dati avait d'abord réagi par la voix de son avocat mais elle est intervenue personnellement jeudi et a mis en cause la volonté de lui nuire de "certains dans l'entourage de Nicolas Sarkozy".

"Là, maintenant, il y a une cabale politique. Ce n'est que le début", a-t-elle dit sur iTELE. "J'en ai parlé avec Nicolas Sarkozy. Je ne laisserai pas faire", a ajouté la députée européenne UMP et maire du VIIe arrondissement de Paris.

"S'ils veulent me faire passer, me qualifier comme certains dans l'entourage de Nicolas Sarkozy de voleuses de poule, d'arabe, de beurette, certains me traitent de zoubida. Maintenant stop", a-t-elle tonné.

"Ils n'ont jamais rien payé me concernant sinon ça se saurait (...) J'en ai parlé avec Nicolas Sarkozy ce matin, je lui ai fait passer le message", a-t-elle encore dit.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, son avocat affirmait que les dépenses concernées étaient pour un tiers des vêtements et accessoires "qui étaient des cadeaux faits aux délégations judiciaires étrangères en visite en France", une "pratique habituelle".

Outre les 9.850 euros de factures imputées à la "régie" du ministère, la Cour des comptes épingle les quelque 180.000 euros de dépenses de communication liées au contrat passé avec la société Giacometti-Péron et associés. Ce contrat a permis à la société de toucher 51.029,36 euros en 2008 et 127.573,40 euros en 2009.

La haute juridiction, pointant une absence de justificatifs, condamne le comptable à rembourser les sommes puisque la loi prévoit que la responsabilité personnelle et pécuniaire d'un comptable public se trouve engagée dès lors qu'une dépense a été irrégulièrement payée.

La députée européenne a, elle, fait savoir qu'elle envisageait de lancer des poursuites contre Le Point.

(Gregory Blachier, avec Marine Pennetier)

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  • guyguy18 le jeudi 14 mai 2015 à 15:06

    La France,pays en voie de sous-développement!