Rachid Abou Houdeyfa, le troublant imam de Brest

le
0
Rachid Abou Houdeyfa, le troublant imam de Brest
Rachid Abou Houdeyfa, le troublant imam de Brest

Brest (Finistère) De notre correspondante

« Qu'elle se fasse, cette enquête. Ça ne fera que prouver qu'il n'y a rien à nous reprocher et qu'il n'y a rien de suspect dans nos activités. On n'a rien à cacher. » Ce sont les propos tenus, hier, par l'un des membres du Centre culturel et islamique de Brest (CCIB), association gérante de la mosquée Sunna. Là où prêche habituellement « l'imam de Brest », Rachid Abou Houdeyfa, actuellement sous le coup d'une enquête préliminaire visant à décrypter ses activités financières. L'imam avait créé la polémique l'an passé avec une vidéo diffusée sur Internet. On le voyait s'adresser à des enfants pour les convaincre des dangers d'écouter de la musique. Depuis peu, l'imam a quitté son poste de président du CCIB et s'est muré dans le silence.

Cette récente discrétion intervient dans un contexte d'escalade médiatique, selon certains habitants de Pontanézen, quartier populaire de Brest considéré par la mairie comme sensible et où vit par ailleurs une importante communauté musulmane. Houdeyfa, l'imam 2.0 réputé pour rassembler une très large webcommunauté de croyants grâce à sa chaîne YouTube Alwassat29200 (13 millions de vues) ou à sa page Facebook (250 000 « j'aime »), s'est fait connaître du grand public à la suite de certains sermons filmés dans lesquels il adoptait une position très radicale quant au port du voile.

« Après les attentats du Bataclan, le gouvernement l'a pointé du doigt », reproche un fidèle, qui rappelle que des perquisitions ont été menées à Sunna puis au domicile de l'imam, en novembre 2015. Perquisitions qui n'avaient rien donné. L'intervention de Hollande, sur le plateau de France 2, le 14 avril dernier, « Son lieu de prières — [...] de haine — a été fermé. Il est inquiété, il est poursuivi, et il est dans une procédure judiciaire... », a été maladroite. A la date de l'allocution présidentielle, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant