Rachat de SFR : les associations de consommateurs craignent une hausse des prix

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Rachat de SFR : les associations de consommateurs craignent une hausse des prix
Rachat de SFR : les associations de consommateurs craignent une hausse des prix

Le groupe Bouygues a annoncé dimanche être en négociations pour céder son réseau d'antennes et des fréquences de téléphonie mobile à son concurrent Free (Iliad), afin de faciliter son mariage avec SFR. Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France, ce dimanche, Arnaud Montebourg s'est déclaré favorable à un rachat de SFR par Bouygues plutôt que par Numericable. Le ministre du Redressement productif estime qu'il vaut mieux avoir trois opérateurs au lieu de quatre sur le marché français, afin de renforcer un secteur qui a souffert et qui est confronté à une concurrence mondiale forte.

L'UFC-Que Choisir et la CLCV s'alarment. Si l'hypothèse du rachat de SFR par Bouygues se confirme, Alain Bazot, président de l'UFC Que Choisir, note qu'«on va avoir d'un seul coup sur le seul réseau de SFR, tous les clients SFR plus ceux de Bouygues» et l'on peut se demander «quelle est la capacité d'absorption de ce réseau, il y a une question de mise en oeuvre et donc de qualité de service». D'autre part, ajoute-t-il, «on peut avoir la crainte que les prix n'augmentent, ce n'est pas une hypothèse farfelue c'est ce qu'ont connu les Autrichiens» quand leur marché est passé de 4 à 3 opérateurs. Alain Bazot rappelle que «les clients en France ont beaucoup souffert de l'existence d'un cartel de trois opérateurs, qui avait réalisé une entente illicite» condamnée avec l'aide de l'UFC, et que l'arrivée de Free en janvier 2012 avait dynamisé la concurrence et fait baisser les prix.

Dans le cadre d'une recomposition à venir du marché français des télécoms, l'UFC va demander que les conditions de l'accès des opérateurs sans réseaux propres (MVNO), comme La Poste Mobile, au marché de gros soit revues afin de permettre une offre alternative aux opérateurs disposant de réseaux et dynamiser le marché.

De son côté, François Carlier, délégué général de la CLCV, voit dans cette possible recomposition du secteur «une ...

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  • salaf67 le lundi 10 mar 2014 à 09:04

    Si les prix augmentent les consommateurs devront utiliser leur force de frappe inébranlable en résiliant massivement les abonnements, le Smartphone n'est pas un nécessaire de survie

  • byscotte le lundi 10 mar 2014 à 07:20

    Montebourg n'a t-il pas d'autres priorités que ces boites pleine de tunes à s'occuper ? Quel gouvernement