Rachat de Bouygues Telecom : «Tout n'est pas à vendre», selon son PDG

le , mis à jour à 09:52
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Rachat de Bouygues Telecom : «Tout n'est pas à vendre», selon son PDG
Rachat de Bouygues Telecom : «Tout n'est pas à vendre», selon son PDG

Plutôt rare dans les médias, le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, est monté au créneau ce mercredi matin afin de défendre la décision du conseil d'administration de Bouygues Télécom de repousser une offre de rachat de 10 milliards d'euros d'Altice, maison-mère de l'opérateur Numéricable-SFR. 

Invité sur RTL, le dirigeant a d'abord expliqué que le secteur des télécoms est «en crise depuis 4 ans avec des problèmes de régulation et 50 000 emplois détruits». Il a justifié le refus de se séparer de sa filiale, avançant que «tout n'est pas à vendre» et que «tout n'est pas une question d'argent». Et d'ajouter une pique à l'encontre du PDG d'Altice : « Je ne vois pas comment M.Drahi pourrait monter un financement sérieux».

Quant à une pression éventuelle venue de l'Elysée, Martin Bouygues bat l'idée en brèche : «il n'y a pas eu de pression politique car le poids de la commande publique n'est pas déterminant.».

Interrogé sur le processus de consolidation du marché français des télécoms, le PDG de Bouygues estime que quatre opérateurs, « c'est correct si la régulation est équitable». «J'entend dire qu'il faut faire des consolidations paneuropéennes mais la taille ne permet pas de faire baisser les prix dans notre secteur comme le montre la situation aux Etats-Unis, où il y a trois grand opérateurs et des prix élevés», a-t-il-précisé.

Enfin, Martin Bouygues s'est étonné de «voir M.Drahi et M.Niel (NDLR, patron de Free) bras dessus, bras dessous» dans cette tentative de rachat.

Invité mercredi matin sur France Info, François Rebsamen s'est dit «satisfait» du refus opposé par Bouygues au rachat de sa filiale par Altice, ajoutant que «derrière tout ça, il y a de l'emploi, plus de 10.000 salariés sur SFR-Numéricable, près de 9.000 chez Bouygues, 20.000 emplois sont en jeu».

Le ministre a indiqué avoir «rencontré Patrick Drahi il y a une dizaine de jours», ainsi que ...

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  • cadourfr le mercredi 24 juin 2015 à 11:35

    les rachats à crédit de sociétés de ce type devrait être interdits. Que le PDG de SFR Num s'occupe de sa boite correctement avant de penser à s'agrandir.

  • bsdm le mercredi 24 juin 2015 à 11:34

    Numéricable est assis sur une montagne de dettes qu'il ne peut rembourser qu'en baissant le niveau de service en baissant les investissements et en supprimant des emplois : c'est ce qu'il fait avec SFR ,mais les clients s'en vont : moins 400 000 en 6 mois !

  • M6194462 le mercredi 24 juin 2015 à 11:23

    Je fais confiance à Martin Bouygues et suis très dubitatif sur la santé réelle de Numericable.

  • C.Caulli le mercredi 24 juin 2015 à 10:37

    Excellente communication pour faire monter les enchères ...

  • dchatene le mercredi 24 juin 2015 à 10:21

    désolé mais pour une fois on peut dire "ça c'est un grand patron " !

  • vologda2 le mercredi 24 juin 2015 à 10:03

    Il manque pas d'air...faudrait qu'il en parle aux sous traitant de ses différentes boites

  • ynoufon le mercredi 24 juin 2015 à 09:50

    Tout n'est pas à vendre ??? je souhaite que ce soit vrai, mais on verra ce qui se passera quand une seconde offre sera faite...

  • cidem le mercredi 24 juin 2015 à 09:34

    Je le disais hier. Bouygues ne doit pas vendre. Il ramassera SFR pour 3 sous quand le châteaux de dette s'effondrera.