Rachat de Bouygues Telecom par SFR : Macron totalement hostile

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Rachat de Bouygues Telecom par SFR : Macron totalement hostile
Rachat de Bouygues Telecom par SFR : Macron totalement hostile

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a exprimé ses réserves dimanche après la publication d'informations du «Journal du Dimanche» selon lesquelles Numericable-SFR aurait fait une offre sur son concurrent Bouygues Telecom.

«Je dis et répète que la consolidation n'est pas aujourd'hui souhaitable pour le secteur. L'emploi, l'investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or les conséquences d'une consolidation sont à ces égards négatives, comme l'ont prouvé les cas récents en Europe», a indiqué le ministre.

Et d'inviter les opérateurs à se concentrer sur «les engagements pris en matière d'investissement, sur l'innovation, sur l'attribution imminente de la bande (de fréquences) 700 MHz et sur les opérations. C'est cela qui est bon pour l'emploi dans le secteur, pour la production et l'équipement du pays.» Emmanuel Macron a précisé qu'il réunira les acteurs du secteur le 16 juillet pour évoquer «l'ensemble de ces sujets».

Une «catastrophe», selon les syndicats

Le projet de Patrick Drahi, patron du groupe SFR-Numericable, inquiète les syndicats, qui disent s'être attendus à ce scénario. «Le calendrier (du rachat, ndlr), si l'offre venait à être acceptée, pourrait correspondre à la fin des garanties du maintien de l'emploi en 2017» prévues chez SFR dans le cadre de la fusion avec Numericable, a expliqué le délégué central de l'Unsa, premier syndicat chez l'opérateur. 

Si ce scénario «venait à se confirmer, ce serait une catastrophe pour l'emploi au regard des doublons en interne et dans la filiale telecom», a poursuivi Fabrice Pradas.

Même constat chez Bouygues Telecom : le rachat «va être une catastrophe socialement, parce qu'il y a des doublons partout : on aura deux directions "réseau", deux directions "informatique", deux directions "support"», a réagi le délégué central CFDT. En cas de rachat, «on va demander et insister ...

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  • M7097610 le lundi 22 juin 2015 à 10:42

    Macron est ministre de l'economie...c'est Eckert qui est au budget de l'Etat

  • M7097610 le lundi 22 juin 2015 à 10:41

    entièrement d'accord avec M557. On voit ce que la dérégulation a fait dans l'energie : hausse de la facture ! C'est pour demain dans les telecom aussi !

  • M7097610 le lundi 22 juin 2015 à 10:39

    bordo, l'Etat contrôle les licences .. il peut installer un nouvel opérateur quand il veut !

  • paspil le lundi 22 juin 2015 à 00:43

    je veux pas 2 acteurs sur un marché ... pas envie de voir doubler le prix de mon forfait ...

  • bordo le lundi 22 juin 2015 à 00:34

    Il faudrait peut-être lui rappeler que la France est un état de droit (si, si) et que non, il ne peut pas imposer ses désirs à des acteurs privés.

  • M5579611 le dimanche 21 juin 2015 à 22:49

    Non, il ne s'agit pas de laisser le privé faire ce qu'il veut. La dérégulation a imposé des concurrents à France Telecom, en contrepartie d'un cahier des charges qu'il convient de respecter. Si les concurrents veulent s'unir, autant renationaliser tout sous la coupe de France Telecom.

  • T20 le dimanche 21 juin 2015 à 20:53

    Qu'il se mèle du secteur Public et qu'il laisse tranquille le privé !

  • V.BENACE le dimanche 21 juin 2015 à 19:42

    Je suis d'accord avec Macron. Moins d'opérateurs = moins de concurrence= prix plus élevés pour le consommateur = augmentation des profits de l'opérateur restant, pour payer les dix milliards à Bouygues.

  • UBOAT le dimanche 21 juin 2015 à 19:13

    frk987 je suis absolument en accord avec votre commentaire, de quoi ce mêle t'il celui là !

  • dsta le dimanche 21 juin 2015 à 18:22

    Essaie plutôt de diminuer les dépenses de l'Etat, Macron, ce sera plus en rapport avec ta fonction ! Quelle équipe !