Rachat d'Alstom : Hollande et Merkel prudents sur une offre de Siemens

le
1
Rachat d'Alstom : Hollande et Merkel prudents sur une offre de Siemens
Rachat d'Alstom : Hollande et Merkel prudents sur une offre de Siemens

Sur le très sensible dossier du rachat d'Alstom, convoité par l'américain General Electrics et l'allemand Siemens, François Hollande et Angela Merkel se sont livrés samedi à un petit numéro d'équilibriste. D'un côté, la chancelière allemande a estimé que l'avenir du groupe français dépendait «de décisions qui ne relèvent que de l'entreprise». «Du côté allemand, nous ne nous impliquerons pas», a-t-elle assuré. De l'autre, elle a confié que «l'Allemagne accompagnerait un tel projet de façon positive», si l'offre de Siemens venait à être choisie.

François Hollande a également pris soin de ne pas froisser les acteurs du dossier tout en faisant valoir ses enjeux nationaux. Il s'agit «d'abord d'une affaire d'entreprises, d'industriels», a-t-il reconnu, mais «le gouvernement français est particulièrement attentif» à la préservation de l'emploi, aux localisations des activité et à l'indépendance énergétique, a-t-il tempéré. «Nous attendons l'offre de Siemens pour nous prononcer», a-t-il ajouté.

Siemens reste flou sur son offre

L'entrevue vendredi à l'Elysée entre François Hollande et Joe Kaeser, le patron de Siemens, témoigne, s'il en était besoin, de l'attention toute particulière portée à ce dossier par le gouvernement, qui n'a pas caché sa préférence pour Siemens au détriment de General Electric.

Pour le moment, seul le conglomérat américain GE s'est officiellement déclaré candidat au rachat de la branche énergie d'Alstom pour 12,35 milliards d'euros. Le conseil d'administration d'Alstom s'est prononcé fin avril pour l'offre de reprise des Américains mais s'est laissé un mois supplémentaire pour étudier d'autres offres de rachat, notamment celle de Siemens.

Le groupe allemand a indiqué vouloir faire une offre concurrente, même si mercredi son patron s'est montré assez évasif sur la question. «Nous n'agirons que quand nous saurons ce que nous voulons», s'est contenté de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4328752 le dimanche 11 mai 2014 à 11:48

    On va donner tous nos brevets. Yes !!