Rabiot, les cheveux dans les Bleus

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Rabiot, les cheveux dans les Bleus
Rabiot, les cheveux dans les Bleus

Si Adrien Rabiot a pris une autre dimension à Paris ces dernières saisons, il n'a toujours rien prouvé en équipe nationale en quatre sélections. Les deux prochains matchs amicaux des Bleus face au pays de Galles et à l'Allemagne ne sont donc pas qu'une simple répétition pour un joueur qui doit se rendre indispensable ou tout simplement utile.

" C'était assez dur parce qu'il faisait froid, je n'étais pas chaud. J'avais aussi la peur de me blesser quand on entre dans des conditions comme ça. " Le 7 octobre dernier à Sofia, Adrien Rabiot vit des moments difficiles. Dans un match piège, il doit remplacer au pied levé l'indispensable N'Golo Kanté, qui vient de se blesser. D'entrée, dans un rôle de sentinelle dont on sait qu'il n'est pas friand, le Parisien se fait presser par des joueurs bulgares qui ont pour consignes de l'étouffer. Pendant tout le reste de la première période, chaque prise de balle de Rabiot est synonyme de danger, tant le milieu de terrain peine à s'exprimer, et surtout, à s'extraire des prises en tenailles adverses.

Benjam' ? Présent !

La seconde période est plus conforme au niveau du joueur du PSG, à défaut d'être brillante, mais le mal est fait. Tous ceux qui ont participé à la victoire en Bulgarie peuvent être considérés comme ayant pris le " bon wagon ", à l'image d'un Lucas Digne qui a su profiter du forfait de Benjamin Mendy. Tous sauf Adrien Rabiot, qui pendant l'après-match, subit les comparaisons à son désavantage avec l'indispensable Kanté. C'est à la sortie de ce dernier que les Bulgares ont repris le jeu à leur compte et se sont montrés menaçants. C'est donc aussi à l'entrée du jeune Parisien que la France a été fragilisée.

Quatre sélections et aucune référence en sélection


Une performance poussive et des jugements impitoyables pour un joueur qui n'en est qu'à sa quatrième sélection. La première, une titularisation qui ne restera pas dans les annales contre la Côte d'Ivoire et conclue sur une blessure dans le dernier quart d'heure. La seconde, une entrée tardive le 25 mars face au Luxembourg, sans enseignement. Et la troisième, 45 minutes dans un milieu expérimental face à l'Espagne trois jours plus tard, où il a pris le bouillon contre l'un des meilleurs milieux de terrain du monde.

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