Quotas de réfugiés : la France joue sur les mots

le
0
La France s'oppose à tout quota tout en admettant la nécessité d'une répartition qui, à ses yeux, doit rester provisoire.
La France s'oppose à tout quota tout en admettant la nécessité d'une répartition qui, à ses yeux, doit rester provisoire.

Les déclarations hostiles de Manuel Valls à l'égard des quotas de réfugiés ont laissé perplexes les autorités bruxelloises. Mais elles n'ont pas empêché Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, de continuer d'avancer. La semaine prochaine, il proposera aux États membres un système de répartition des réfugiés et demandeurs d'asile dans l'Union. L'incompréhension est d'autant plus forte à Bruxelles que la France a exprimé des opinions contradictoires...

En effet, le 11 mai dernier, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, donne son blanc-seing au principe d'un système de répartition des demandeurs d'asile, alors même que la Commission n'a pas encore publié son agenda stratégique. Selon lui, il est "normal" qu'il y ait une répartition et il va jusqu'à déclarer que "[l]es propositions de Jean-Claude Juncker s'inspirent de celles faites par la France". Deux jours plus tard, le 13 mai, la Commission présente sa stratégie et donne des chiffres précis pour évaluer les États les plus concernés par ce système de transfert de personnes qui ont besoin de protection.

Valls contredit Cazeneuve

Tous paramètres confondus (taille de la population, PIB, indice de chômage...), la France apparaît en pole position pour accueillir davantage de demandeurs d'asile et de réfugiés venus d'Italie, de Grèce ou de Malte. Patatras ! Matignon s'affole des conséquences dans l'opinion. Quelques jours plus tard, à Menton, Manuel Valls monte au...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant