Quitter l'UE pour la Grande-Bretagne amputerait le PIB de 2,2%

le
1
QUITTER L'UE AMPUTERAIT LE PIB DE LA GRANDE-BRETAGNE DE 2,2%
QUITTER L'UE AMPUTERAIT LE PIB DE LA GRANDE-BRETAGNE DE 2,2%

LONDRES (Reuters) - Une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne se traduirait par une amputation de son produit intérieur brut (PIB) de manière permanente de 2,2% d'ici 2030, une perte que des accords de libre-échange avec ses anciens partenaires ne suffiraient pas à compenser, estime le centre de réflexion Open Europe.

La possibilité d'un "Brexit" est au centre des débats en Grande-Bretagne avec l'émergence du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui milite pour une sortie de l'Union européenne et un durcissement de la politique migratoire.

Mais le parti conservateur au pouvoir, dont une partie des membres est depuis longtemps eurosceptique, a également agité la perspective d'une sortie de l'Union européenne.

Le Premier ministre, David Cameron, a promis, s'il est réélu cette année, de renégocier les relations entre la Grande-Bretagne et l'UE avant d'organiser avant la fin 2017 un référendum sur le maintien du pays dans l'Union. Les élections législatives du 7 mai promettent d'être serrées, les sondages ne voyant aucun parti disposer de la majorité absolue.

Le parti travailliste se dit attaché à l'Europe mais souhaite une reforme des institutions. Seuls les libéraux-démocrates, qui font partie de la coalition au pouvoir avec les conservateurs, sont franchement europhiles.

Selon Open Europe, en cas de sortie de l'Union européenne, le meilleur scénario possible pour la Grande-Bretagne serait, outre un accord de libre-échange avec l'Europe, une dérégulation très poussée de son économie et une ouverture quasiment totale des échanges commerciaux avec le reste du monde.

Dans ce cas, le PIB en 2030 serait de 1,6% supérieur à ce qu'il pourrait être en cas de maintien dans l'UE, ajoute Open Europe, qui note cependant que les travailleurs britanniques seraient alors confrontés de manière plus frontale à la concurrence de pays à coûts plus bas.

Pour Open Europe, le pire des scénarios pour la Grande-Bretagne est une sortie de l'Union européenne, suivie d'une série de mesures protectionnnistes.

(Paul Sandle, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • T20 le lundi 23 mar 2015 à 11:12

    BRAVO: Les Anglais ne veulent pas se faire dicter leur conduite par Bruxelles ! Pour la France: MARINE, VITE !