Quinze ans après le virus "I love you", la menace cybercriminelle durablement installée

le
0
Quinze ans après le virus "I love you", la menace cybercriminelle durablement installée
Quinze ans après le virus "I love you", la menace cybercriminelle durablement installée

(AFP) - Quinze ans après que le virus "I love you" s'est répandu comme une trainée de poudre sur internet, la menace cybercriminelle, en progression constante, s'est durablement installée au niveau mondial, profitant toujours de la naïveté des utilisateurs.Se faisant passer pour une lettre d'amour, ce ver informatique avait fait son apparition le 4 mai 2000 et infecté en quatre jours plus de trois millions de machines, soit près de 10% du parc des ordinateurs alors connectés au Web.

"L'utilisateur qui cherchait à lire la pièce jointe exécutait un script qui déclenchait immédiatement l'infection et la propagation du virus", résume à l'AFP Régis Benard, consultant technique du spécialiste de la messagerie Vade Retro.

Une fois installé, celui-ci utilisait en effet le carnet d'adresses d'Outlook pour s'envoyer lui-même à tous les contacts de la liste.

Les dégâts de ce premier virus global, créé a priori par un étudiant philippin de 24 ans, Onel de Guzman, avaient été estimés entre 5 et 10 milliards de dollars.

"Ce ne fut pourtant pas le virus le plus dévastateur ou le plus destructeur, aucune base de données n'a par exemple été touchée", rappelle Régis Benard.

"En revanche, et c'est sûrement ce qui a choqué le plus à l'époque, il a permis de mettre en évidence l'incroyable potentiel de propagation d'un virus sur la toile. Et ce, non seulement du fait de la nature de ce réseau mondial, mais aussi et surtout par la méconnaissance des utilisateurs", indique-t-il.

"Les suspects aux Philippines ont été traqués et arrêtés, mais pour être aussitôt relâchés, car ils n'avaient violé aucune loi existante dans leur pays", explique Csaba Krasznay, responsable des produits de l'éditeur BalaBit.

"Aujourd'hui 100 millions d'ordinateurs sont infectés par un maliciel, mais quasiment tous les gouvernements se sont dotés d'une législation pour traiter ces affaires", ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant