Quimper inflige une gifle à l'"ami du président"

le
0
Ayrault, Hollande et Poignant, le 10 juin 2004 en campagne pour les européennes.
Ayrault, Hollande et Poignant, le 10 juin 2004 en campagne pour les européennes.

Dans le local enfumé de la fédération socialiste du Finistère, à Quimper, une poignée de militants recueille les cent premiers résultats du scrutin envoyés par chacun des 49 bureaux de la ville. Le premier tombe à 18 h 20, d'un bureau du quartier de Kermoysan : 56 voix pour le centriste Ludovic Jolivet, 39 pour le maire sortant Bernard Poignant, l' "ami du président". "Oh ! Putain, c'est pas bon !" lance une voix. Quinze minutes plus tard, les 700 premiers bulletins confirment. Le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, lance un définitif : "Les enfants, c'est mort !" De fait, Poignant sera très nettement battu : 56,65 % des voix pour l'UMP Jolivet, 43,35 pour la liste Poignant. La droite a recueilli 3 800 voix de plus qu'au premier tour, l'augmentation de la participation de 4,55 points lui a largement profité. Le premier tour avait été exécrable pour la liste PS avec 8 % de moins qu'en 2008. L'accord avec les écologistes pour le second tour n'a pas fonctionné. Mais le 23 mars, l'UMP n'avait fait que 0,2 % de mieux qu'en 2008 ! Le succès écrasant est venu de l'apport de la centriste Isabelle Le Bal et de ses 14,9 %. La campagne de trop ? Devant la mairie trône la statue du bon Dr René Laënnec, la gloire locale qui inventa le diagnostic par auscultation. Un exercice que le maire sortant n'a visiblement pas pratiqué auprès de ses électeurs, avant de se lancer à 69 ans dans une nouvelle campagne électorale. Déjà élu à trois...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant