Quilvest AM invite les investisseurs à mettre fin à la "spirale anxiogène"

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(AOF) - Dans sa dernière note intitulée "Une folie passagère", Dylan Baron, gérant actions chez Quilvest Asset Management France, exhorte les investisseurs, dont il fait partie, à ne plus "voir le verre à moitié vide" et à se focaliser sur des fondamentaux économiques qui ne justifient en rien la correction actuelle des marchés actions. Analysant d'abord l'évolution du cours du pétrole, Dylan Baron rappelle que la faiblesse du prix du baril est plutôt un facteur de soutien à l'économie mondiale.

"Certes, plusieurs facteurs atténuent ces effets positifs. On peut notamment citer la faiblesse de la demande intérieure des pays exportateurs et la baisse de l'investissement dans le secteur pétrolier, mais la somme des effets reste néanmoins positive", assure le gérant de Quilvest AM.

Sur la Chine, le ton est aussi plutôt optimiste : "Non, le ralentissement de la croissance chinoise ne mettra pas à mal à lui seul la croissance économique mondiale. Si la croissance chinoise venait à atteindre 5% en 2016 au lieu des 6.3% actuellement attendus par le FMI, l'impact direct sur la croissance mondiale serait de 0.2%. L'impact indirect serait du même ordre de grandeur. Un choc potentiellement absorbable au regard des 3.4% de croissance mondiale attendus en 2016 par le FMI", martèle Dylan Baron.

Troisième argument pour sortir de la "spirale anxiogène" qui mine le moral des investisseurs et envoie au tapis les valorisations des sociétés cotées : aucune logique de flux ne justifie la baisse des cours. Ni la baisse des réserves de changes - essentiellement investies en obligations souveraines et non en actions - ni des ventes massives de fonds souverains n'ont été constatées.

"De plus, l'assèchement des liquidités lié à la baisse des réserves de change et aux ajustements des fonds souverains est plus que compensé par l'accroissement des bilans des banques centrales des pays développés", rappelle Dylan Baron chez Quilvest.

Non seulement les facteurs négatifs ne sont donc pas si redoutables que semblent le croire les opérateurs mais en plus les facteurs de soutien se sont plutôt renforcés. "L'alignement des planètes (le fameux triptyque: politique monétaire accommodante, faible prix des matières premières et euro faible) constitue toujours un soutien de poids à l'économie de la Zone Euro, qui affiche une croissance de 1.5% au quatrième trimestre 2015 (sur un an glissant). Tandis qu'aux Etats-Unis, les fondamentaux économiques sont solides et les derniers chiffres de la croissance américaine restent satisfaisants (+1.8% au quatrième trimestre sur un an glissant). La consommation des ménages est robuste (+2.6%) et le taux de chômage continue de se résorber (4.9% en décembre)", détaille le gérant.

Ce dernier anticipe également une remontée "inéluctable" des cours du pétrole, sur fonds de tractations entre les pays producteurs.

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