Qui sont les voyageurs convertis à l'autocar ?

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Deux clients sur trois n'avaient jamais pris ce moyen de transport avant la libéralisation du marché cet été, selon une étude d'Isilines. Une centaine de villes devraient être desservies en France d'ici à la fin de l'année.

Plus de 250.000 voyageurs en un mois. La libéralisation du transport intercités en autocar, effective depuis cet été dans le cadre de la loi Macron, démarre fort. Au total, 75 villes étaient desservies un mois après l'ouverture du marché, avec Paris, Lille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux ou encore Marseille comme grandes gagnantes. D'après le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, «une trentaine d'autres le seront d'ici la fin de l'année». Il faut dire que les opérateurs - de Transdev à la SNCF en passant par le britannique Megabus ou l'allemand Flixbus - étaient en ordre de bataille depuis plusieurs mois, prêts à dégaîner leurs offres à petits prix.

Isilines, filiale de Transdev, déjà propriétaire des lignes internationales Eurolines, vient d'ailleurs de passer le cap du 100.000ème passager sur ses lignes. «Fort de ce succès, Isilines va poursuivre et accélérer son développement et proposera de nouvelles offres dans les prochaines semaines», se réjouit Laurence Broseta, directrice générale France de Transdev, dans un communiqué. La société dessert à ce jour 50 villes et opère 17 lignes. Elle a mené une étude* pour savoir qui avait tenté l'aventure d'un trajet longue distance à bord de ses autocars cet été. Résumé en quatre chiffres :

des clients sont des «primo-voyageurs», révèle cette enquête. Autrement dit, ils n'avaient jamais utilisé le car pour leurs déplacements. À l'inverse, 38% sont des voyageurs réguliers sur ce mode de transport.

Il s'agit de l'âge des passagers Isilines, pour 63% d'entre eux. Les autres principalement représentés ont entre 41 et 59 ans (23%). Plus de la moitié (53%) est composée d'actifs et 33% sont des étudiants. «Avec une notoriété montante, Isilines séduit chaque jour davantage de voyageurs, toute génération confondue», se félicite la marque.

La quasi totalité des passagers a choisi l'autocar principalement pour le prix. Dès le départ, l'esprit de la loi Macron était d'offrir une alternative de voyage low-cost. Isilines, comme les autres autocaristes, jouent pleinement la carte des petits prix. Sur son site, en ce moment, plusieurs trajets «bon plan» à 5 euros sont mis en avant. La complémentarité avec les réseaux urbains ou les horaires sont également des critères de choix pour les voyageurs (à 50%), suivis du confort ou de la possibilité d'avoir plusieurs bagages (à 40%).

C'est le nombre de postes de conducteurs créés par Isilines en 2015. L'accueil des chauffeurs est l'un des facteurs les plus marqués de satisfation des clients, selon cette étude. 95% des passagers plébiscitent leur attitude, à égalité avec la propreté des cars. La ponctualité des services (82%) et les informations délivrées aux passagers pendant le voyage (82%) sont d'autres bons points adressés par les passagers à la compagnie aux autocars rouges. Selon l'entreprise, «Isilines démocratise le voyage longue distance à petit prix et à qualité de service élevé».

*Enquête XTCO pour Eurolines/isilines menée du 10 juillet au 14 septembre 2015, auprès d'un échantillon de 4908 personnes.

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