Qui était Joao Martins, premier buteur de l'histoire en Coupe d'Europe ?

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Qui était Joao Martins, premier buteur de l'histoire en Coupe d'Europe ?
Qui était Joao Martins, premier buteur de l'histoire en Coupe d'Europe ?

Avant Cristiano Ronaldo, Figo et Futre, le Sporting a connu la machine à planter, Peyroteo. Mais pas seulement. Dans les années 50, un dénommé Joao Martins a fait parler de lui en enfilant les buts, notamment le premier pion de l'histoire des compétitions européennes, contre le Partizan Belgrade. C'était en 1955.

Le 13 juillet 1930 est un jour spécial pour le football. Il y a 86 ans, Lucien Laurent ouvrait la longue liste des buteurs de son altesse Coupe du Monde en marquant contre le Mexique. On parle d'une date culte remise au goût du jour à chaque nouveau mondial des nations. Etrangement, l'histoire n'a pas réservé le même sort au premier artilleur de la plus grande compétition de clubs, l'ex Coupe des Clubs Champions devenue Ligue des champions à la fin du siècle dernier. Joao Batista Martins, c'est son nom, est devenu, le 4 septembre 1955, le premier joueur à planter une banderille en C1 en ouvrant le score d'un match entre le Sporting et le Partizan Belgrade qui se terminera sur un copieux 3-3. Si son nom n'évoque pas grand chose en dehors des frontières de l'ancien Estado Novo de Salazar, le natif de Sines avait bonne presse dans son pays.

Éducation à l'ancienne, travail et football


Joao Martins, fusion rétroactive de Joao Moutinho et Corentin Martins, est né en 1927 à une époque où les centres de formation n'existaient pas encore et où pas grand chose du monde moderne existait au Portugal. Le football reste alors une occupation pour les trois quarts des pratiquants et l'on y joue quand on en a encore la force après une dure journée de labeur. Dans le cas du petit Joao, il fallait terminer son travail à l'usine de liège du coin pour avoir le droit de s'amuser avec des petits camarades à qui il faisait allègrement la misère. Milieu de terrain offensif doué puis attaquant, le jeune homme n'a aucune intention de dédier sa vie au foot. Pas sans un travail pour couvrir ses arrières. Du coup, quand son ami Alfredo Trindade, licencié au Sporting Clube de Portugal, dans la section… cyclisme, lui demande de descendre sur Lisbonne pour s'entraîner avec les professionnels, Joao refuse fermement. L'enfant de Sines craint de chauffer la banquette à cause des cinco violinos (les cinq violons), nom donné au quintet de cracks mené par l'illustre Peyroteo, et donc de ne pas être suffisamment rémunéré. A force d'insister, Trindade réussira tout de même à faire en sorte d'amener le prodige à Lisbonne pour jouer au Groupe Sportif de CUF, nom de l'entreprise du secteur chimique à qui le club doit sa création. Au GDCUF, pas de salaire de footballeur et très peu de primes. Juste un boulot à occuper à plein temps en dehors des entrainements et des matchs.…


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