Qui es-tu le traître du football ?

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Qui es-tu le traître du football ?
Qui es-tu le traître du football ?

Il y a des choses qu'on ne pardonne pas, surtout en football. Crime suprême, passible de la pire des peines dans ce tribunal impitoyable qu'est le cœur des supporters, le transfert vers le club ennemi. Des départs qui répondent la plupart du temps à des besoins sportifs, mais ça, les fans ne veulent pas en entendre parler.

Judas, Brutus, Lorenzo de Médicis, Talleyrand, Éric Besson... Les grandes pages de l'histoire ont souvent été noircies au rythme des agissements des grands traîtres. Ces personnages qui, à un moment donné, se sont dit que le monde avait besoin d'un coup d'accélérateur, et qu'ils étaient les seuls à pouvoir influer sur le cours des choses. Ou tout simplement qui, à un instant précis de leur histoire personnelle, ont tout envoyé valser, l'honneur, l'amitié, leur réputation, pour rejoindre le camp de l'ennemi. Royaume du drame, terre des passions, empire du déchaînement des émotions, le football n'échappe évidemment pas à la règle. La table des matières du grand roman des traîtres du ballon rond, c'est Michael Laudrup qui gagne 5-0 avec le Barça contre le Real en 1994, puis qui gagne par le même score avec Madrid contre Barcelone un an plus tard. C'est Figo qui devient le joueur le plus cher de l'histoire en effectuant le même trajet, et récompensé par un Ballon d'or, deux Liga, une Ligue des champions, et une tête de porc. C'est Sol Campbell qui devient le premier joueur à oser la galipette de Tottenham vers Arsenal. C'est ce camion poubelle moitié couleur de City, moitié couleur de United, qui tourne dans les rues de Manchester en 2011 pour que les fans des deux équipes mancuniennes y balancent leur maillot de Tévez. C'est la glissade de célébration d'Adebayor devant les fans d'Arsenal, la joie de Cana après son but face au PSG au Vélodrome, ou le Marseille-Lyon de 2015, ses pantins de Valbuena pendus en tribune, et ce match interrompu vingt minutes à cause du chaos ambiant.

Piquionne, compréhensif malgré tout


Afin de comprendre ce qui passe par la tête de ces joueurs qui commettent l'irréparable, la parole est à la défense, ici incarnée par Frédéric Piquionne, qui avait déchaîné les enfers en quittant Saint-Étienne aux forceps, pour rejoindre Lyon une saison plus tard : " Le mot traître, il vient de la haine ! Quand un supporter te parle du club rival, il a de la haine dans les yeux. Le mot traître est sur la même ligne. C'est un mot très, très, très fort. " Pourtant, les joueurs concernés ont bien conscience des risques auxquels ils s'exposent, et tentent parfois de jeter toute la responsabilité sur les clubs tout puissants. Plusieurs années après son transfert surprise de l'OM au PSG, Peter Luccin, né et élevé à…


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