Questions sur des soupapes de sûreté de l'EPR de Flamanville

le , mis à jour à 12:18
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QUESTIONS SUR DES SOUPAPES DE SÛRETÉ DE L'EPR DE FLAMANVILLE
QUESTIONS SUR DES SOUPAPES DE SÛRETÉ DE L'EPR DE FLAMANVILLE

PARIS (Reuters) - Des soupapes de sûreté du réacteur nucléaire de type EPR en construction à Flamanville (Manche) ont connu des difficultés de fonctionnement qui sont en cours d'examen, a dit mardi l'IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire), confirmant des informations de Mediapart.

Les équipements en cause permettent de réguler la pression dans le circuit primaire du réacteur lorsqu'elle devient trop forte.

"On a observé pour certains essais des cas où la soupape ne fonctionnait pas comme prévu. Ça ne veut pas dire pour l'instant qu'il y a une difficulté certaine, ça veut uniquement dire qu'il y a des points à traiter", a déclaré Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN.

L'IRSN prévoit de rendre cet été un rapport sur le sujet à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), afin qu'elle demande à EDF de répondre aux questions soulevées, a ajouté Thierry Charles.

"Tout ceci fait partie du travail normal de qualification des équipements mené avec l'IRSN", a indiqué Areva.

Ces annonces interviennent alors que des anomalies dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur nucléaire de l'EPR de Flamanville ont été révélées en avril.

EDF sera l'exploitant de l'EPR de Flamanville, conçu par Areva. Un projet de rapprochement en cours entre les deux groupes devrait se traduire par la reprise par EDF de l'activité réacteurs nucléaires de son fournisseur.

EDF avait annoncé en novembre dernier un nouveau retard dans la construction de l'EPR de Flamanville, dont le démarrage a été reporté d'un an à 2017. La dernière estimation en date de son coût atteint 8,5 milliards d'euros.

Le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé mardi l'arrêt définitif du chantier, jugeant "inacceptable que l'on continue d'envisager la mise en service d'un réacteur dont les défaillances multiples peuvent avoir des conséquences graves".

(Leigh Thomas, édité par Benjamin Mallet et Jean-Michel Bélot)

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