Quels seront les 10 "territoires zéro chômage" ?

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Des salariés de l'usine produisant les "Petit beurre" de LU à La Haie-Fouassière, près de Nantes (Loire-Atlantique), le 26 avril 2016 (photo d'illustration). La liste des dix "territoires zéro chômage" a été publiée lundi. ( AFP / DAMIEN MEYER )
Des salariés de l'usine produisant les "Petit beurre" de LU à La Haie-Fouassière, près de Nantes (Loire-Atlantique), le 26 avril 2016 (photo d'illustration). La liste des dix "territoires zéro chômage" a été publiée lundi. ( AFP / DAMIEN MEYER )

L'expérimentation, votée par le Parlement en février dernier, va être menée dans dix micro-territoires périurbains ou ruraux, dont la liste a été dévoilée lundi 21 novembre par le ministère du Travail.

Le dispositif des "territoires zéro chômage de longue durée" vise à tester, pour cinq ans, l'embauche en CDI de chômeurs de longue durée, payés au smic, en développant des activités locales via un fonds financé par la réaffectation des dépenses liées au chômage. Les dix zones retenues sont : Colombelles (Calvados), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle), Jouques (Bouches-du-Rhône), Mauléon (Deux-Sèvres), la Métropole de Lille, la communauté de communes Nièvre Forêts (Nièvre), le 13e arrondissement de Paris, Pipriac (Ille-et-Vilaine), Thiers (Puy-de-Dôme) et le quartier Saint-Jean de Villeurbanne (Rhône).

"L'expérimentation qui s'engage est novatrice, ambitieuse et porteuse d'espoir pour les territoires aujourd'hui concernés, comme pour ceux qui pourront à terme en bénéficier", se félicite dans un communiqué la ministre du Travail Myriam El Khomri.

FINANCEMENTS DE L'ÉTAT ET LOCAUX

L'expérimentation sera gérée par une association ad-hoc, chargée du pilotage national, et des comités locaux, chargés du pilotage territorial. L'association nationale a notamment pour mission d'attribuer une "contribution au développement de l'emploi" aux entreprises, pour chaque embauche réalisée dans le cadre du test. Cette contribution, financée par des dotations publiques et territoriales, ne peut dépasser 113% du smic brut (1.657 euros mensuel). Son montant peut varier selon "les caractéristiques socio-économiques du territoire", "le type d'activités exercées" ou encore "la situation économique de l'entreprise". La part de l'État se situe sur une échelle de 53% à 101% du smic horaire brut. Le taux sera fixé chaque année par arrêté.

Le décret d'application, publié en juillet dernier, définit aussi les modalités de versement de la contribution aux entreprises. Il prévoit enfin les "modalités d'évaluation de l'expérimentation". Un "comité scientifique" sera chargé de mesurer les "effets du dispositif sur la situation des territoires en matière d'emploi, de qualité de vie, d'inégalités et de développement durable, ainsi que son impact global sur les finances publiques".

Au total, 42 territoires s'étaient portés candidats pour cette expérimentation, issue d'une initiative de plusieurs associations, dont ATD Quart-Monde, Emmaüs France et le Secours catholique.

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  • bugsan il y a 2 semaines

    Précarité à durée indéterminée

  • albert__ il y a 2 semaines

    Dans l'économie soviétique, il n'y avait ni chômeur ni chômage. Certains "travaillaient" dans des entreprises d'Etat où le flou de leur fonction n'égalait que le niveau de leur ennui tant les tâches à accomplir étaient "exaltantes". D'autres, plus près du parti, n'avaient pas même besoin de se rendre en entreprise pour y toucher leur paye. On a vu le "succès" économique de ce régime, même en dehors de toute absence de liberté et de pluralisme. Les socialistes sont prêts à nous en faire"profiter"

  • M5062559 il y a 2 semaines

    En fait cela a déjà été expérimenté ! rappelez vous en union soviétique où le travail était obligatoire et peut être dans l’Allemagne nationale socialiste de Hitl er ! ce qui me gêne ce sont les contraintes de CDI imposées aux entreprises.

  • utopies il y a 2 semaines

    Quels seront les fonctionnaires affectés à ces comités ? Où va-t-on les prendre ? Dans quels ministères ou collectivités ? Ou alors, encore de nouvelles embauches ? Encore quelques amis à placer avant de partir ?

  • du-guesc il y a 2 semaines

    c'est une initiative positive de réaffecter les dépenses liées au chomage aux entreprises qui vont embaucher en échange les demandeurs d'emplois qualifiés, en attendant de trouver mieux, il vaut mieux que ces derniers travaillent au lieu de ne rien faire et de se morfondre en dépression ou en se dévalorisant jour après jour.

  • M8637171 il y a 2 semaines

    Encore une usine à gaz pour éviter de faire des réformes simples et efficaces. Pourquoi imposer un CDI ?