Quelles règles respecter pour vendre du muguet le 1er mai ?

le
0

Exceptionnellement le 1er mai, vous pouvez vendre du muguet sur la voie publique. Mais attention: il doit s'agir de muguet sauvage cueilli dans les bois, et vous devez vous tenir à distance des fleuristes, sans importuner les passants.

Le 1er mai, votre mairie vous fait une faveur. Alors que la vente de produits (y compris de fleurs) sur la voie publique est interdite sans autorisation préalable, ce jour-là - et uniquement ce jour-là, pas la veille ni le lendemain - la vente de muguet - et uniquement de muguet - est tolérée «à titre exceptionnel conformément à une longue tradition», précise la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Une tradition qui débute à la Renaissance - Charles IX avait offert des brins comme porte -bonheur - et prend de l'ampleur au début du XXème siècle, lorsque la fleur est associée à la Fête du travail et se popularise depuis Nantes. Mais tout n'est pas si simple: la plupart des communes «organisent elles-mêmes, par arrêté municipal, la vente du muguet par des particuliers le jour de la Fête du travail». Vous devez donc respecter plusieurs règles édictées par votre mairie.

D'abord, vous ne pouvez pas vendre n'importe quel muguet: uniquement du muguet sauvage cueilli dans les bois - et ce dans des proportions raisonnables, au risque de vous attirer les foudres de l'Office national des forêts. Si vous comptiez faire un aller-retour à Rungis ou auprès d'un producteur nantais, sachez que seuls les professionnels peuvent normalement acheter du muguet cultivé auprès des producteurs ou des grossistes. Mais ces derniers font parfois des exceptions, dans l'hypothèse d'invendus.

Ne pas empiéter sur les plate-bandes des fleuristes

La présentation de votre récolte, ensuite: interdiction d'emballer votre muguet de quelque manière que ce soit: vous devez le vendre tel que vous l'avez cueilli. A fortiori, il n'est donc pas question d'y associer un brin de lavande ou une rose, même pour faire un geste commercial. Car «l'art floral» est une valeur ajoutée des fleuristes, qui «ne sont pas juste des revendeurs de fleurs», rappelle Jean-Christophe Conrié, directeur de la Fédération française des artisans fleuristes (FFAF). Votre stand, enfin: il ne doit justement pas s'agir d'un stand à proprement parler. La plupart des communes interdisent de disposer les installations fixes comme une table, des tréteaux, un banc, un présentoir.

Dernière condition, et non des moindres, vous devez vous placer à distance des fleuristes professionnels, souvent 40 mètres minimum (comme c'est le cas à Paris) mais cela peut grimper à 150 mètres à Lyon - où d'ailleurs, vous devez «déambuler sans désemparer [les passants] et ne [vous] arrêter que le temps nécessaire à effectuer une vente». Plusieurs mairies spécifient que vous ne devez pas importuner les passants pour attirer leur attention.

D'après la DGCCRF, les vendeurs en situation irrégulière sont passibles d'une amende de 15.000 euros et d'une confiscation de leurs marchandises. Mais, plutôt que les quelques brins vendus par des familles au coin de la rue, ce sont surtout «les filères organisées» de revendeurs qui inquiètent les fleuristes, explique Jean-Christophe Conrié. Fautes de statistiques récentes, «on est dans le flou sur leur importance».

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant