Quelle riposte judiciaire face à la rumeur

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INTERVIEW - Une personne s'estimant victime d'une rumeur relayée dans la sphère publique peut décider de porter plainte pour atteinte à la vie privée ou diffamation. Les explications de Me Basile Ader, avocat au barreau de Paris.

lefigaro.fr. - Quelle est la responsabilité de quelqu'un qui relaye publiquement une rumeur ?

Basile ADER. - Le fait de dire ou d'écrire : «voilà, il y a une rumeur qui circule en ce moment», sans l'énoncer, n'est pas répréhensible. Mais quand on raconte la rumeur, qu'on l'explique, qu'on la détaille, là, en revanche, on peut être considéré comme responsable. Même si on dit la tenir d'un autre média, d'une autre source. Notamment parce qu'en agissant ainsi, on va peut-être informer de nouveaux lecteurs qui n'étaient pas encore informés.

La loi est-elle différente pour la presse traditionnelle (presse écrite, radio ou télé) que pour Internet ?

Non, c'est la même pour tous, à partir du moment où la rumeur est accessible publiquement. Un quotidien, un site Internet, un forum, un réseau social... Les règles sont strictement les mêmes, quelque soit le support. Un utilisateur de Twitter peut ainsi faire l'objet de poursuites, comme un journaliste de presse

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