Quelle maison des trois petits cochons est la plus éco-responsable?

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FOCUS - Paille, bois, brique... et toutes leurs nuances. Quel est le matériau idéal pour construire sa maison? Nous vous détaillons les qualités et défauts de chacun d’entre eux.

Pour la COP21, la rédaction du Figaro Immobilier s’est posé cette question - à priori un peu décalée! - mais qui a pourtant du sens. Dans l’incontournable conte de Perrault, Les trois petits cochons, chacun d’entre eux construit sa maison pour se protéger du loup. L’une est en paille, une autre en bois, et la dernière est en brique. Ces trois matériaux sont aujourd’hui utilisés dans la construction de bâtiments divers, et notamment... de maisons! Voici le donc le portrait de chacune de ces trois maisons.

• «La maison en paille, c’est du sérieux», titrait Le Figaro Immobilier il y a quelques mois. Encore très peu connue et bâtie, elle a pourtant des avantages non négligeables. Selon le Réseau français de la construction paille, il y aurait déjà 3500 bâtiments de ce type à travers la France et il s’en construirait 500 nouveaux chaque année. L’intérêt de la maison en paille? Il est surtout écologique: la paille est bon marché, et facile à trouver. C’est aussi un excellent isolant thermique conservant la maison à la fois au frais en été, et au chaud en hiver. Seule difficulté: peu d’architectes construisent en paille, il faut donc souvent opter pour l’autoconstruction. Note pour la maison de Nouf-Nouf: 8/10.

• La maison en bois, un havre de paix. Nous l’avons constaté en vous présentant les prétendantes au concours de maisons d’architectes Archinovo de cette année, dont beaucoup étaient en bois. Solide, respectueuse de l’environnement, rapide à construire. Les avantages d’avoir une maison en bois sont nombreux... Sur le plan pratique, une maison en bois nécessite peu d’entretien, et est facilement évolutive: on peut y installer une extension ou une transformation facilement. Sur le plan écologique, concevoir un bâtiment de ce type a un faible impact sur la nature environnante puisque le bois stocke naturellement du carbone. Le matériau engendre également des performances thermiques qui peuvent permettre des économies d’énergie allant jusqu’à 80%. Pour couronner le tout, une maison de ce genre apporte naturellement un sentiment de bien-être. Note pour la maison de Nif-Nif: 9/10.

• La maison en brique et ses nuances. Utilisé depuis des centaines d’années, la brique en terre cuite reste le matériau préféré des Français pour la construction d’une maison. La brique étant un matériau apprécié pour son côté naturel, durable et économique. Les 50 nuances de briques. Brique isolante, brique terre crue, brique terre cuite, brique béton léger... C’est d’ailleurs la brique utilisée qui décidera en partie du prix de la maison! Au moment de la construction, il est également possible d’y ajouter de la terre, du ciment, des fibres de bois, de l’argile ou du sable. Autre qualité du matériau: la brique permet de multiples architectures et s’adapte à tous les besoins. Note pour la maison de Naf-Naf: 7/10.

En vérité, on ne peut pas dire que l’une des maisons est plus éco-responsable et respectueuse de l’environnement que l’autre simplement sur un critère matériel. «Ce qui va principalement faire la différence, c’est la provenance du matériau. Il faut favoriser au maximum les circuits courts. Ainsi, si vous voulez construire une maison de paille avec un matériau local, cela sera autant éco-responsable que bénéfique pour l’économie locale», explique au Figaro Immobilier Gilles Aymoz, chef du service bâtiment de l’Ademe. C’est pareil pour le bois: utiliser un bois local pour construire sa maison n’aura pas les mêmes conséquences environnementales que l’importer de Chine!

«Dans notre pays, nous savons très bien construire avec tous ces matériaux, mais notre culture est encore trop orientée sur la construction en brique et en parpaing. On trouve tout de même de beaux exemples avec le bois, qui marchent très bien. En revanche, nous n’avons pas encore intégré la paille à notre culture, mais cela viendra», ajoute Gilles Aymoz, qui conclut, que le plus important demeure d’utiliser des matériaux bio sourcés et locaux.

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