Quelle équipe pour Paco Jémez ?

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Paco Jémez et le Rayo Vallecano, c'est presque fini. Et c'est son contrat qui le dit. En fin de bail de banc à la fin de saison, le charismatique technicien de Vallecas ne sait pas encore vers quelle guérite son destin est tourné. Élément de réponses entre flamenco et banlieue ouvrière.

  • Le Rayo Vallecano, "parce que c'est Paco"
    "Le Rayo, c'est Paco Jémez." Difficile de donner tort à Gaël Kakuta lorsqu'il évoque le rôle primordial de son mentor à Vallecas. Cette histoire d'amour entre le chauve andalou et le fanion rayista, entamée il y a de ça trois saisons, est la plus longue idylle en Liga. Plus que ce début et cette possible fin, l'intérêt se glisse au beau milieu de cette histoire d'amour. Tout d'abord, il y a ce formidable et utopiste plan de bataille, qui veut que son Rayo ne varie pas d'un iota son identité de jeu, que ce soit contre Almería dans son antre ou face à Barcelone au Camp Nou. Borné pour les uns, romantique ou romanesque pour les autres, Paco reste l'étendard de cette nouvelle génération de techniciens latins qui se veut intransigeant sur le style. Et puis Paco Jémez, c'est avant tout un liant formidable entre un club et son quartier, une équipe et ses supporters. Vallecas, ce quartier ouvrier où l'Espagne se veut républicaine, a fait du Rayo son modèle d'exportation, son modèle à l'image nationale. La philosophie footballistique de Paco, construite autour de la solidarité et de l'échange perpétuel, est en adéquation totale avec les aficionados locaux, ivres d'amour de leur Paco. Et ce serait dommage qu'une si belle histoire se termine.

  • Aston Villa, parce que le Birmingham ouvrier
    Minuit n'est plus qu'à un quart d'heure, le moment choisi par les Vallecaños pour martyriser leurs postes de radio. En annonçant une première offre officielle d'Aston Villa pour leur entraîneur ce mardi, les journalistes d'Onda Cero ont fait le bonheur des revendeurs hifi de Madrid. Mais pas des habitants de Vallecas. Qu'est-ce que leur Andalou, né au beau milieu de l'Atlantique, irait faire sous le ciel grisâtre de Birmingham ? La réponse se trouve sûrement sur le compte en banque d'Aston Villa qui, malgré un football peu festif, regorge de millions d'euros au frais. Victime de son succès, le coach du Rayo attire donc la Grande-Bretagne et ses clubs historiques. Le rare avantage des Villans reste leur identité. Ville ouvrière par excellence, la seconde ville d'Angleterre renvoie une image populaire proche de celle de Vallecas. Contre un chèque généreux, Paco dit chiche et s'envole vers le centre insulaire. Dans sa…




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