Quel vin mettre dans son portefeuille ?

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La performance d'un groupement foncier viticole dépend de la qualité du vignoble, mais aussi du ticket d'entrée réclamé à l'investisseur.

Convaincu par les atouts des groupements fonciers viticoles? Attention, les avantages fiscaux attachés à ces produits ne doivent pas vous conduire à investir dans le premier GFV venu. Car, comme tout achat immobilier, il convient de s'intéresser d'abord au sous-jacent, c'est-à-dire à la propriété dans laquelle vous allez investir. «Un placement réussi doit réunir trois critères essentiels: une AOC prestigieuse, une propriété répondant aux canons de son appellation, avec un terroir et un matériel végétal de qualité, et enfin qu'il existe une valeur d'entreprise attachée à l'investissement», explique Patrick Ribouton, directeur des produits de diversification de La Française REM.

Par exemple, Pomerol fait partie de ces terroirs qui font aujourd'hui rêver les investisseurs, avec un prix à l'hectare qui est passé, en moyenne, de 800.000 € à 1,4 million d'euros en quelques années. «Et si vous faites un super pomerol, la valeur de l'hectare est bien supérieure à cela», poursuit Patrick Ribouton. Le GFV Saint Vincent propose par exemple d'investir actuellement dans le Château Grand Beauséjour (valeur de la part: 80.000 €), un domaine exploité par la famille Mouty qui propose des vins de milieu de gamme. Pour une part, vous percevrez un loyer versé sous forme de bouteilles (30 bouteilles d'une valeur unitaire de 46 €), soit un rendement annuel de 1,75 %. Patrick Teycheney a, pour sa part, lancé une opération similaire sur le beau terroir de Margaux en investissant dans le Château Kirwan, un troisième cru classé appartenant à la famille Schÿler. Le ticket d'entrée y est beaucoup plus élevé (300.000 €), et le fermage est également versé en bouteilles de Château Kirwan. «Nous sommes ainsi en mesure de proposer un rendement proche de 2 %/an», se réjouit Patrick Teycheney.

Des risques faibles

Reste que le véritable rendement ne se fait pas avec le loyer mais avec la plus-value lors de la cession du GFV.«La performance du GFV se fait même à l'acquisition», précise Patrick Ribouton. Si le groupement achète effectivement dans de bonnes conditions, la chance de plus-value est encore plus élevée. «Il s'agit d'un marché très lisible, dont on connaît les anticipations 5 ans à l'avance», poursuit-il. Le prix des belles appellations ne cesse, en effet, de progresser depuis des années, porté par une demande désormais mondiale.

«Au final, investir dans un GFV présente de très faibles risques et permet d'obtenir un taux de rendement interne de 5 à 10 % par an», conclut ce grand spécialiste du marché foncier. A condition d'investir dans des produits de qualité. Avant de franchir le pas, demandez-vous si l'appellation est porteuse, l'exploitant de qualité et la marque suffisamment forte!

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