Quel bilan pour la "salle de shoot" ?

le
0
Selon la mairie du 10e arrondissement de Paris, la salle de shoot, ouverte le 17 octobre 2016, accueillerait aujourd'hui environ 100 personnes par jour.  
Selon la mairie du 10e arrondissement de Paris, la salle de shoot, ouverte le 17 octobre 2016, accueillerait aujourd'hui environ 100 personnes par jour.  

Il règne un calme apparent rue Ambroise-Paré, dans le 10e arrondissement de Paris. Loin de l'agitation d'il y a quelques mois. Le projet d'ouverture d'une salle de consommation à moindre risque (SCMR) avait fait grand bruit et mobilisé des riverains. Malgré les réticences, la « salle de shoot » avait ouvert le 17 octobre. Situé dans un bâtiment de l'hôpital Lariboisière, cet espace de 400 mètres carrés permet aux toxicomanes de consommer de la drogue sans risques sanitaires. Le fonctionnement est simple : la salle est ouverte tous les jours, de 13 h 30 à 20 h 30. Les produits consommés vont du crack au Subutex, un produit de substitution, en passant par le Skénan, un médicament à base de morphine. Les injections ou inhalations se font sous la tutelle du personnel de l'association Gaïa, qui gère la salle située dans un quartier considéré comme un haut lieu parisien de consommation de produits stupéfiants.

L'initiative continue de déplaire. Serge Lebigot, président de l'association Parents contre la drogue, poursuit le combat. Bien que n'habitant pas le quartier, il multiplie les appels à la résistance ? comme ici sur Facebook ? et soutient qu'aucune des promesses faites par la ministre de la Santé Marisol Touraine n'a été tenue. « On nous avait dit que le nombre de seringues abandonnées dans les rues diminuerait, ce n'est pas le cas, assure-t-il. Il y a toujours autant de consommation et de trafic dans les lieux publics....

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant