Québec : des journalistes placés sur écoute par la police de Montréal

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Québec : des journalistes placés sur écoute par la police de Montréal
Québec : des journalistes placés sur écoute par la police de Montréal

Le scandale secoue le Canada depuis plusieurs jours. Le journal québécois «La Presse» a annoncé lundi dernier qu'au cours des premiers mois de 2016, les numéros des appels entrants et sortants du téléphone de son journaliste Patrick Lagacé avaient été obtenus par la police de Montréal (Québec). Grâce à 24 mandats de surveillances délivrés par un juge, le journaliste a été placé sur écoute et ses déplacements ont été suivis grâce à sa carte SIM, révèle le quotidien.  

 

 

Le groupe audiovisuel public Radio-Canada a ensuite reçu la conformation de la mise sous surveillance par la police des téléphones de trois de ses journalistes à l'automne 2013, dont Alain Gravel, animateur vedette de la matinale. Ses trois reporters sont membres d'un magazine d'investigation à l'origine de révélations sur un un gigantesque scandale de corruption entre les entreprises de BTP et les partis politiques. «C'est une crise de confiance totale entre l'Etat, la police et le monde médiatique», a déclaré Michel Cormier, directeur de l'information, sur l'antenne de Radio-Canada.  

 

Nomination d'un groupe d'experts

 

Sur la liste figurent également un journaliste du Journal de Montréal et un correspondant parlementaire de La Presse à Québec. 

 

Dès le mardi, le gouvernement du Québec a annoncé une inspection interne des trois principaux services de police de la province en condamnant cette pratique policière autorisée par la magistrature. Tandis que Denis Coderre, le maire de Montréal, réitérait sa confiance en Philippe Pichet, chef de la police. «Il a ma confiance et on ne fera pas de lynchage public», a assuré Denis Coderre. Le jeudi, un groupe d'experts était chargé de faire lumière sur l'affaire. Ce groupe est composé d'un juge, un représentant de la presse et un autre de la police.

 

Le patron de la police, Philippe Pichet, a quant à lui justifié les faits en se réfugiant derrière la ...

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