Que se trouve t'il derrière ce match Corse - Pays Basque ?

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Que se trouve t'il derrière ce match Corse - Pays Basque ?
Que se trouve t'il derrière ce match Corse - Pays Basque ?

Ce vendredi au stade Ange Casanova, la Squadra Corsa de François Modesto affronte l'Euskal selekzioa de Xabi Prieto. Plus que de gros tacles au milieu de terrain, le match revet un aspect politique évident et raconte une histoire peu connue sur les relations entre les peuples sans état européens.

Au terme d'une longue session à l'Assemblée de Corse, Gilles Simeoni, exténué, ne veut pas rentrer chez lui. Il est 21h30 dans la chaleur d'Ajaccio, et le président nationaliste de l'exécutif local rejoint Sébastien Squillaci, Yannick Cahuzac, Nicolas Penneteau et les autres " pour boire un coup. " Pas encore en vacances, les joueurs de la Squadra Corsa jouent ce vendredi leur Euro à eux, dans une rencontre symbole face aux " frères de luttes " basques. Comme un gamin, Gilles Simeoni se réjouit : " Il y a quelques années, ça aurait pu paraître un rêve éveillé. Aujourd'hui on le vit. Notre victoire de décembre denier a facilité les contacts et a donné à l'événement une dimension supplémentaire. Les joueurs évoluent tous dans des championnats difficiles et décalent leurs vacances pour l'évènement. C'est beau. " Décrite comme une fête, un match amical au sens propre, la partie n'en sera pas moins disputée. Depuis sa régénération en 2009, la sélection corse n'a perdu aucun match. Les Basques, n'ont eux plus connu la défaite depuis 2006 et une contreperformance face au Pays de Galles.

Un vieux rêve devenu réalité


Corsica – Euskadi, c'est une rencontre qui aurait pu avoir lieu depuis longtemps. Mikel Etxarri, un des coachs de la sélection basque depuis 2003 explique : " Il y a quatre ans, la Corse nous a contacté pour nous proposer d'aller jouer chez eux. Cette année, la Liga ayant finie plus tôt, ça a enfin permis de pouvoir organiser une opposition. C'était compliqué, certains joueurs de la Real Sociedad avaient un autre match, du coup ils vont directement à Ajaccio vendredi. " À l'origine de l'initiative, on trouve André Di Scala, dit " Dédé ", un vieux militant nationaliste proche du fondateur du mouvement indépendantiste moderne, le Docteur Edmond Simeoni. Ce lundi, le père de Gilles rappelait via Facebook l'aspect politique du match : " Le chemin est long et difficile, dans tous les domaines et particulièrement en sport pour les peuples sans état ; mais les deux nations ont l'habitude de souffrir, soumises qu'elles sont aux tutelles séculaires de Madrid et…



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