Que reste-t-il des premiers Bleus de Blanc ?

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Que reste-t-il des premiers Bleus de Blanc ?
Que reste-t-il des premiers Bleus de Blanc ?

Il y a 5 ans, Laurent Blanc avait fait de cette première liste un exemple, dépourvu des grévistes de Knysna, pour un amical en Norvège. Il avait appelé pour la première fois Blaise Matuidi, Mamadou Sakho, Yann M'Vila ou encore Charles N'Zogbia. Certains en ont profité, d'autres non.

Au siège de la fédération, Laurent Blanc parait bien sérieux. Il a enfilé une chemise bleu, claire mais pas trop, a coiffé ses cheveux en arrière, s'est occupé de sa barbe tout en prenant soin de laisser une petite mouche triangulaire sous sa lèvre inférieure. Une première liste en tant que sélectionneur de l'équipe de France, cela se soigne. Tant sur la forme que sur le fond. En égrainant une liste de 22 noms, forte de seize joueurs de Ligue 1 et dépourvue de l'ensemble des mondialistes sud-africains en attendant les sanctions de la Fédération, Blanc joue gros. Il doit buriner le colosse aux pieds d'argile de l'ère Domenech (Gallas, Abidal, Toulalan, Henry pour ne citer qu'eux), tout en introduisant de nouvelles têtes censées représenter l'avenir des Bleus. Un boulot ingrat fait de paris sur la jeunesse - Nicolas Douchez est le seul trentenaire du lot - et aussi, forcément, de ratés. Car oui, tout séduisant qu'est Laurent Blanc en ce vendredi 6 août 2010, l'histoire d'amour de ses joueurs avec le maillot frappé du Coq ne peut se juger qu'à l'épreuve du temps.

  • Les maqués


    Le Blaise, La Benz, Cabaye et la Buche

    À l'aube du premier rendez-vous, ils étaient fiévreux. Appliqués, ils se sont préparés physiquement, d'abord, puis mentalement, ensuite, pour encaisser le choc d'une valse chaude dès le premier soir face à la Norvège. Cinq ans plus tard, les grands gagnants de la sélection Blanche sont sept : Mamadou Sakho, tout juste sorti des Espoirs à l'époque et appelé pour la première fois chez les grands. Il compte aujourd'hui 26 sélections et un statut de leader remis en question par le pedigree de ses concurrents directs, quoique jouer à Manchester City ne soit parfois pas gage de performance. Stephane Ruffier, l'air de rien, était titulaire face à la Norvège. Solidement installé sur sa position de gardien de la bonne entente des gardiens, autrement dit la troisième, il côtoie depuis plusieurs années à Clairefontaine Blaise Matuidi, Moussa Sissoko et Yohan Cabaye, un triptyque auquel Deschamps n'aura jamais touché un cheveu. La semi-moumoute de Karim…





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