Que reste-t-il de Nuit debout ?

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Nuit debout a permis d'identifier le problème majeur de notre société, qui est la crise de légitimité du pouvoir politique actuel, selon le philosophe Patrice Maniglier.
Nuit debout a permis d'identifier le problème majeur de notre société, qui est la crise de légitimité du pouvoir politique actuel, selon le philosophe Patrice Maniglier.

Le 31 mars 2016, dans un climat d'hostilité lié à la loi travail, débutait, place de la République à Paris, le mouvement Nuit debout. Pendant deux mois, des milliers de militants se retrouvent pour échanger, rejeter un modèle politique dont ils ne veulent plus et envisager des alternatives possibles. Huit mois après ses débuts, que reste-t-il de cet éphémère mouvement ? A-t-il eu des répercussions sur la vie politique et, si oui, lesquelles ? Patrice Maniglier, philosophe, a contribué au numéro de la revue Les Temps modernes intitulé « Nuit debout et notre monde », en librairie le 12 décembre.

Le Point.fr : D'où votre intérêt pour Nuit debout vous vient-il ?

Patrice Maniglier : Je m'y suis intéressé parce que c'était un mouvement à la fois attendu et inattendu. Attendu, car il s'inscrit dans la continuité du « mouvement des places » et des révolutions arabes. C'est une réponse à une réalité politique bouchée. Dans ce cas, on a deux sortes de réactions. Soit on choisit de se tourner vers les extrêmes, soit on fait le choix d'une initiative populaire de grande ampleur, comme Nuit debout, qui est pour moi l'inverse du populisme. Mais le mouvement était aussi inattendu parce qu'il était imprévisible dans ses formes et a tardé à voir le jour, alors même qu'il était attendu. Lorsque le mouvement a débuté, j'ai eu envie...

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  • frk987 il y a 3 jours

    Chut..ils dorment et fêtent nuits couchées.