« Que les dirigeants arrêtent de nous mentir »

le , mis à jour à 07:00
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« Que les dirigeants arrêtent de nous mentir »
« Que les dirigeants arrêtent de nous mentir »

Dans la nuit de mardi à mercredi, dans une conférence de presse un brin surréaliste, Yannick Agnel est venu établir sa vérité sur l'affaire du relais 4 x 200 m (voir nos éditions d'hier). Le Mulhousien, qui tire tristement sa révérence, prétend qu'il a toujours voulu participer aux séries même s'il souffrait d'une sinusite et pointe une décision unilatérale de la DTN. Bref, un joli sac de noeuds. Il y a deux ans, pendant le Championnat d'Europe de Berlin, Alain Bernard tirait la sonnette d'alarme dans nos colonnes. « Je suis inquiet pour l'avenir de l'équipe de France, nous confiait-il. Tu peux avoir un ou deux arbres qui cachent la forêt. Mais quand l'arbre tombe ? »

Cette fois, c'est la forêt qui est tombée...

ALAIN BERNARD. Je n'oserais pas dire qu'il faut faire le ménage, mais bon... Il faut au moins mettre tout le monde dans une même pièce, quitte à prendre un médiateur. Il y a tellement de non-dits. Ce qu'a fait Jordan Pothain est très fort et très courageux. Il a dit : « Je veux crever l'abcès. » On ne crève pas l'abcès quand tout va bien. Que les dirigeants arrêtent de nous mentir. Il y a quelque chose qui ne va pas. C'est plus une question de staff que de nageurs. Les clans, les affinités, ça existera toujours. Ce qui n'est pas normal, c'est de laisser cette dérive...

Y a-t-il un capitaine dans le bateau ?

(Sourire.) Le DTN est sûrement compétent, puisqu'il a été choisi. Qui l'a choisi ? Le président, et alors ? Francis Luyce (NDLR : le président) et Claude Fauquet (NDLR : ancien DTN) n'étaient pas les meilleurs amis du monde, et pourtant ils ont pris sur eux et ça a marché. Je repose la question : qui est le chef ? Où est le chef ? Je cherche quelqu'un capable de dire : « J'ai fait ces choix et je les assume. »

Où est le modèle d'excellence de la natation française ?

C'est bien plus facile et rapide de tout détruire, même si le modèle n'était pas forcément pérenne encore dix ...

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