«Que la révolution tunisienne porte ses fruits»

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INTERVIEW EXCLUSIVE - Dix jours après le départ de Ben Ali, le ministre tunisien des Affaires étrangères d'hier et d'aujourd'hui, Kamel Morjane, répond aux questions du Figaro .

Apparatchik atypique de l'ère Ben Ali, dont il est un cousin par alliance, Kamel Morjane est l'un des poids lourds du gouvernement de transition. Le nom de ce discret diplomate de 62 ans a été évoqué, en 2006, dans un câble américain rendu public par WikiLeaks et qui le pressentait comme l'une des cinq personnes capables de succéder à Ben Ali. En Tunisie, où la rue lui reproche sa proximité avec l'ancien régime, on murmure que ce présumé chouchou de Washington aurait été l'un des acteurs clefs du départ précipité de Ben Ali. Dans une interview exclusive au Figaro, il nie son implication dans la chute de l'ex-dictateur, tout en assurant les Tunisiens de son engagement en faveur de la démocratie. 

LE FIGARO. - Comment avez-vous vécu le départ de Ben Ali ?

Kamel MORJANE. - Je m'attendais à tout sauf à ça. Tout le monde a été surpris : ceux qui étaient à l'intérieur du système, comme moi, mais aussi les observateurs les plus avertis. Ce

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