Que faut-il retenir des championnats du monde de natation ?

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Que faut-il retenir des championnats du monde de natation ?
Que faut-il retenir des championnats du monde de natation ?

Après une semaine de combats intenses dans la piscine de Kazan, les championnats du monde ont tiré leur révérence ce dimanche. Une semaine qui aura permis de tirer des enseignements mais aussi de se poser des questions à un an des JO de Rio.

Une semaine d’émotion et de surprises, voilà ce que nous ont offert ces championnats du monde de natation de Kazan même si l’ombre de Michael Phelps a plané au-dessus de la piscine. L’Américain absent, après avoir été interdit de participer à ces championnats par sa fédération pour avoir été arrêté en 2014 pour conduite en état d’ivresse, ces concurrents ont voulu lui montrer ce qui l’attendait dans un an à Rio. La domination de la Chine et des Etats-Unis, les nageurs français en forme, ces championnats du monde ont permis de se faire une idée sur ce qui nous attend lors des JO 2016.

Les Français au top, les Françaises dans le dur...

Avec sept médailles au total, dont cinq en or, la France a terminé ces championnats du monde a une honorable septième place derrière les cadors de la natation mondiale. Deuxième nation européenne, derrière la Grande-Bretagne, la France peut remercier ses nageurs qui ont remporté la quasi-totalité des médailles. Florent Manaudou en or sur le 50m papillon et le 50m nage libre, Camille Lacourt sur 50m dos et le relais 4X100m nage libre, ajouté à une médaille de bronze sur le 4X100m 4 nages, les nageurs tricolores ont montré qu’ils étaient au top de leur discipline. En sprint la France est la nation majeure et l’a de nouveau prouvé, malgré une déception sur le 100m nage libre (aucun Français en finale, une première depuis 2007). Une performance d’autant plus remarquable que Yannick Agnel n’a pas participé à la compétition. Une grande satisfaction, donc, à un an des JO de Rio.

Du côté, des filles ce fut une toute autre paire de manches... Aucune médaille en bassin fermé et une seule finaliste : Lara Grangeon sur le 400m 4 nages. La nageuse de 23 ans a terminé à la huitième place, de bon augure pour son âge. Le reste ? Orphelines de leur leader Camille Muffat, les nageuses tricolores n’ont pas encore l’expérience requise pour faire bonne figure dans une compétition internationale. Trop jeunes pour certaines, ou tout simplement pas assez fortes pour d’autres, il sera compliqué pour elles d’espérer quelque chose à Rio. Mais qui sait ? Onze mois les séparent de cette échéance, assez de temps pour progresser et tenter d’atteindre le niveau des meilleurs. Plus facile à dire qu’à faire... Seule satisfaction pour la natation féminine française, la victoire d’Aurélie Muller sur le 10km en eau libre. 

Le phénomène Ledecky

Elle n’a que 18 ans, et pourtant elle est déjà la reine de la natation féminine. Katie Ledecky s’est révélée aux JO de Londres en 2012 en remportant le 800m nage libre. Depuis, l’Américaine n’a cessé d’impressionner en raflant tous les titres sur son passage. Quatre titres mondiaux à Barcelone, en 2013, la nageuse a fait mieux lors de ces championnats du monde. 200m nage libre, 400m nage libre, 800 nage libre, 1500m nage libre et le 4X200m nage libre, l’Américaine a tué la concurrence sur les cinq courses où elle figurait. Avec en prime trois records du monde battus, à deux reprises sur le 1500m nage libre (en séries et en finale) et sur le 800m. De quoi faire d’elle la star de ces huit jours de compétition. Avec un titre olympique et dix titres mondiaux, la native du Maryland semble invincible et figure comme la grandissime favorite pour les prochaines olympiades.

La Chine et les Etats-Unis au sommet

Comme à chaque compétition internationale, la Chine et les Etats-Unis ont plané sur la natation. Avec 35 titres pour le premier et 33 pour le deuxième, les deux pays ont éclaboussé sur le bassin russe. La Chine reste leader avec 15 médailles d’or et a frappé un grand coup avec la victoire de Ning Zetao sur la course reine, le 100m nage libre, une première dans l’histoire de la délégation chinoise. Pour les Etats-Unis, qui compilent 13 titres mondiaux, on a retrouvé les mêmes : Ryan Lochte, Nathan Adrian, Katie Ledecky et les relais. Les deux pays confirment leur statut dans le bassin et devrait être, de nouveau, au rendez-vous qui les attend dans un an. Avec en prime, pour les USA, le retour de Michael Phelps qui a fait parler de lui, sans être présent à Kazan, en battant des performances mondiales de l’année sur trois épreuves lors des championnats des Etats-Unis. Rio est prévenu, sa piscine sera une arène où les gladiateurs seront prêts à en découdre.

Valentin CARPENTIER

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