Que faut-il attendre de cette Italie ?

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Que faut-il attendre de cette Italie ?
Que faut-il attendre de cette Italie ?

Verratti et Marchisio blessés, Pirlo laissé aux USA, aucun joueur frisson en attaque... Cette Nazionale n'emballe pas les foules. Alors, qu'attendre d'elle dans cet Euro, alors qu'elle s'apprête à affronter la Belgique, la Suède de Zlatan et l'Irlande.

Tenir dans ses mains l'album de la Coupe du monde 2002 est un crève-cœur pour tout Italien. D'abord, parce qu'il permet de se remémorer Italie-Corée du Sud, l'un des plus grands scandales de l'histoire du football, featuring l'arbitre Byron Moreno. Mais surtout, parce que la ligne d'attaque de la Nazionale lors de ce Mondial asiatique est un délice : Alessandro Del Piero, Pippo Inzaghi, Christian Vieri, Francesco Totti, Vincenzo Montella, Marco Delvecchio. Que des top players, qui évoluent alors tous dans les plus grands clubs d'Italie et, du coup, d'Europe.


Fermez donc l'album, et ouvrez désormais celui de l'Euro 2016. En attaque : Éder, remplaçant à l'Inter, Ciro Immobile, pas toujours titulaire au Torino et incapable de s'imposer à Dortmund et Séville, Graziano Pellè, attaquant (pas toujours titulaire) du 6e de Premier League, Simone Zaza, quatrième attaquant de la hiérarchie à la Juve, Stephan El Shaarawy, auteur d'une bonne fin de saison avec la Roma après trois années de traversée du désert, et Lorenzo Insigne, joueur frisson du Napoli, encore trop irrégulier. Et puis les statistiques qui vont avec. Au moment d'aborder le Mondial 2002, les attaquants de la Nazionale facturent, déjà à eux six, 54 buts avec le maillot azzurro. Nos six buteurs de 2016 en sont, eux, à seulement 14 buts cumulés en Nazionale. En gros : beaucoup de bons ailiers dans cette équipe, mais aucun véritable bomber pour la foutre au fond.

Pirlo stratosphérique et Balo magique


Alors, certes, une équipe qui aborde une grande compétition ne se juge pas juste au nombre de buts inscrits par ses attaquants. La preuve, lors du Mondial 1990, Toto Schillaci débarque avec un CV qui affiche une cape et aucun but en équipe nationale. Au final, le Juventino plante six pions et termine meilleur buteur de la compétition. Non, ce qui inquiète plus, avec cette équipe d'Italie, c'est l'impression criante d'un manque de talent, d'une absence totale de top-player en mesure de faire la différence. Lors du dernier Euro, Cesare Prandelli avait pu compter sur un Pirlo stratosphérique et un Balotelli capable de coups de génie dingues, comme face à l'Irlande et,…





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