« Que d'autres voient ça, c'est inadmissible »

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« Que d'autres voient ça, c'est inadmissible »
« Que d'autres voient ça, c'est inadmissible »

Voilà neuf ans que Sylviane Landais, ex-inspectrice du Trésor à la retraite, « se bat », dit-elle, pour que la situation de son fils Sébastien, résident à la MAS Vercors depuis bientôt neuf ans, s'améliore. A la suite d'une méningœncéphalite, cet homme de 35 ans est resté cérébralement lésé. « Marche, alimentation, autonomie... c'est comme s'il avait toujours 1 an », pointe Sylviane, qui a dû placer son fils en institution lorsqu'elle a repris un travail.

 

Elle contacte plus d'une centaine de structures et, au bout de deux ans, Sébastien entre à la maison d'accueil MAS Vercors. Au début, tout va bien, l'association de parents qui gère l'institution lui propose même de devenir trésorière. La caméra est déjà là, dans la chambre de son fils, mais elle ne la remarque pas : « Je pensais que c'était un thermostat pour changer de température. » Quand elle découvre par hasard que son fils est filmé, par le biais d'un éducateur, elle s'en étonne auprès du conseil de la vie sociale (l'équivalent du conseil de classe dans une école). Rien ne change. Elle écrit alors au président de l'établissement. Toujours rien.

 

Elle défend l'intimité de son fils

Quant aux autres parents, « on leur a présenté ça comme un moyen de protection pour la nuit ». Mais pour elle, cela va trop loin. « Depuis que Sébastien a été coupé lors d'une séance de rasage, je viens le raser moi-même. Nous sommes en permanence filmés », critique cette maman, pour qui les résidents ont droit à leur intimité. « Ils ont notamment des pulsions sexuelles, ce qui est normal, mais il est inadmissible que d'autres puissent voir ça. »

 

Après la visite des enquêteurs du Défenseur des droits, une affiche a bien été « apposée au-dessus de la porte », explique Sylviane, pour qui il faudrait surtout que cet « usage soit enfin réglementé, comme cela se fait ailleurs ». De fait, dans les hôpitaux, les ...

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