« Que chez Alstom, ils ne tombent pas dans le même piège que nous »

le , mis à jour à 06:16
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« Que chez Alstom, ils ne tombent pas dans le même piège que nous »
« Que chez Alstom, ils ne tombent pas dans le même piège que nous »

C'est peu dire que la situation des salariés de l'usine Alstom de Belfort, promise à la fermeture par ses dirigeants, rappelle de mauvais souvenirs à leurs homologues du site ArcelorMittal de Florange. « Le haut-fourneau et sa coulée d'acier font partie du patrimoine de la France comme la dune du Pilat et la tour Eiffel, et bien aujourd'hui c'est fini », lâche Lionel, aujourd'hui détaché à la CGT après douze années passées comme haut-fourniste.

 

Dans les couloirs du local syndical, l'ambiance est fraîche. La fermeture des deux hauts-fourneaux en 2012, les promesses non tenues, les rebondissements et la dureté du combat... le scénario Florange ressurgit avec l'annonce de la fermeture d'Alstom à Belfort.

 

« Je dis aux ouvriers d'Alstom de ne pas tomber dans le même piège que nous, celui qui consiste à confier son destin aux politiques », martèle Lionel Buriello. Dans le bureau à l'étage inférieur, Paul Grimmer, devise sous une copie épinglée au mur d'une plaque scellée cinq ans plus tôt à Florange avec un texte plein d'amertume : « Trahison. Ici reposent les promesses de François Hollande faites aux ouvriers et leurs familles à Florange le 24/02/2012 ». Ce jour-là le candidat Hollande tente de rassurer les sidérurgistes. « Je me suis passé son discours en boucle, il n'a jamais dit que les hauts-fourneaux ne fermeraient pas, mais s'est engagé à consolider la filière froide », se souvient Edouard Martin, figure emblématique de la lutte des Florange, aujourd'hui député européen. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, aurait par contre fait cette promesse sous la tente qui abritait les ouvriers en grève. « Cette promesse est une plaie à jamais ouverte » assure Edouard Martin qui voit avec Alstom une proximité essentiellement politique. « C'est un dossier chaud à quelques mois de la présidentielle, c'est la même médiatisation et, de la même façon, la gestion de cette affaire est ...

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  • nicog il y a 4 mois

    La France se fait dépecer et le gouv laisse faire. Honteux. Liste des entreprises stratégiques passées sous contrôle étranger depuis 2012?

  • M415325 il y a 4 mois

    La cfdt est avec Hollande contre le peuple. le slogan d 'Hollande: " mon ennemi c est le peuple"

  • M1736621 il y a 4 mois

    Edouard Martin, figure emblématique de la lutte des Florange, aujourd'hui député européen. Il commence à renier celui qui l'a acheté pour un mandat européen. Atez confiance dans vos délégués CGT... Ils s'ec sortiront, mais pas vous

  • M8252219 il y a 4 mois

    Avec la SNCF comme client endetté par dessus la tète et totalement non rentable compte tenu des avantages sociaux énormes gagnés au 19 éme siècle . ALSTOM va finir en squelette et les restes vendus aux èstrangers !!!

  • M6354806 il y a 4 mois

    Le phénomène de mondialisation initié par les US nous vale la "westernisation" globale!Bienvenu a l'ere des Cowboys! ! !

  • gustav10 il y a 4 mois

    Ne confiez votre destin ni aux politiques, ni aux syndicats français.

  • aiki41 il y a 4 mois

    l'état a entériné la vente d'Alstom à GE. Il était évident que cette vente allait finir par des licenciements et l'Etat le savait. A la demande de Montebourg, l'état a pris 20% du capital d'Alstom pour 2 milliards d'euros donc financés par le contribuable et par la même par les salariés d'Alstom. Les promesses de nos hommes d'état ne valent rien et pourtant les français sont prêts à les réélire !

  • ppsoft il y a 4 mois

    Malheureusement, l'Etat ne pourra rien pour Alstom. C'est déjà cuit. Hélas.