Que cache exactement un appartement ou une maison «atypique» ?

le
0

FOCUS - Employé à foison dans l'immobilier, cet adjectif veut à la fois tout et rien dire. Au milieu de lofts et autres endroits d'habitation alternatifs, il peut aussi réserver des surprises... pas toujours positives.

«Atypique.» L'adjectif est omniprésent dans le domaine de la recherche immobilière. Quand on tape «recherche appartement atypique» sur Google, plusieurs dizaines de pages s'affichent. Mais que cache vraiment ce terme dont la définition est plutôt évasive, et donne de facto pas mal de liberté? «Aujourd'hui, on peut qualifier tout et n'importe quoi d'atypique, et parfois les choses qu'on ne sait pas vendre», explique Cédric Resche, associé d'Ateliers, Lofts & Associés à Paris. Son associé Nicolas Libert s'était même décidé à «bannir de son vocabulaire» ce terme qui a perdu son sens et sa saveur.

Pourtant, dans le l'immobilier haut de gamme, on l'utilise toujours mais «uniquement à bon escient», insiste Inès Fonteneau, directrice d'une agence chez Daniel Féau Immobilier. «Nous l'utilisons seulement pour les biens d'une surface importante, qui ont été détournés de leur utilisation d'origine: un atelier d'artiste, une péniche... voire pour un appartement à l'origine classique mais qui a subi tellement de modifications qu'il en est devenu atypique», explique Inès Fonteneau avant de préciser: «les appartements de ce type ont beaucoup de succès chez nos clients. Certains ne recherchent que cela.»

Un bien «atypique» peut à la fois susciter la curiosité et rebuter

«Ce terme est devenu très galvaudé», confirme Aymeric de Carné, de l'agence parisienne éponyme. «C'est un terme souvent utilisé pour masquer un plan d'appartement ambigu. C'est souvent le cas dans le centre de Paris pour des studios sous les toits, d'anciens greniers...» Des appartements à l'état et aux prestations discutables.

Le terme «atypique» est à double tranchant: soit il donne envie et suscite la curiosité de potentiels acheteurs ou locataires, soit il rebute ou gêne parce qu'il est trop utilisé et qu'il a désormais une connotation trop péjorative. «Si en plus il n'y a pas de photos du bien proposé, là, on peut être quasiment sûr qu'il y a un problème... Une annonce sans photos effraie souvent le client!», observe Aymeric de Carné.

Quand on leur pose la question sur Twitter, les internautes sont effectivement sceptiques quant à la vraie signification de ce mot.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant