Quatre titres de champion du monde à 26 ans, où s'arrêtera " Baby Schumi " ?

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Quatre titres de champion du monde à 26 ans, où s'arrêtera " Baby Schumi " ?
Quatre titres de champion du monde à 26 ans, où s'arrêtera " Baby Schumi " ?

« Il m'a surtout impressionné au début, par sa maturité, et aujourd'hui il suit son chemin, il va devenir de plus en plus fort. Quatre fois champion du monde à 26 ans, c'est l'âge auquel je gagnais ma première course. » Alors qu'il se retrouve une fois de plus dans la lumière grâce au quatrième sacre mondial de Vettel, qui le rejoint dans la hiérarchie des pilotes les plus titrés, Alain Prost - champion pour la quatrième fois en 1993? à 38 ans ; Vettel avait 6 ans !- ne cache pas son admiration à l'évocation du pilote d'Heppenheim.

Chez Vettel, c'est surtout sa précocité qui a toujours frappé. Plus jeune poleman (Italie 2008), vainqueur de Grand Prix (Italie 2008) et champion du monde de l'histoire (2010), il ne cesse de rester sur cette incroyable lancée. Et les stats impressionnent : 117 Grands Prix disputés, 36 victoires, 43 poles ! Et pour le quadruple champion du monde français, interrogé par l'Agence France Presse avant la course indienne, ça devrait durer encore un moment : « Le fait d'avoir déjà gagné trois titres d'affilée, ça donne une force incroyable, psychologiquement, et ça n'est pas près de s'arrêter. »

Des points communs avec Schumi ?

Cette domination fait également de plus en plus penser à son illustre compatriote Michael Schumacher, sept fois champion du monde, la quatrième fois? à 32 ans ! Comme l'ancien pilote Ferrari, « Baby Schumi » peut s'appuyer sur une équipe et une voiture intouchables depuis quatre ans : « On ne peut pas avoir ce type de palmarès sans avoir une équipe derrière soi et une vraie stratégie. C'est une part déterminante dans la victoire et ça arrive une fois par décennie, ou même tous les vingt ans, poursuite Prost. La manière de travailler de Vettel avec toute son équipe, il suffit d'aller dans le garage pour s'en rendre compte, c'est quelque chose de très bien rodé, très professionnel, on travaille dans le détail et il est en totale confiance. Tant qu'on a du plaisir, en gagnant de cette manière, on peut continuer pendant très longtemps. » Et c'est bien là le problème?

Comme « Schumi » au plus fort de son règne, Vettel commence à agacer et les sifflets se font désormais plus fréquents après les victoires de l'Allemand. « C'est quand même incroyable : il est très bon, sympa et les gens le sifflent, alors que Kimi Räikkönen est populaire et ne sourit jamais », regrette un journaliste français spécialiste de la F1, cité par l'AFP. Il faut dire que -outre sa manie de fêter ses succès avec l'index en l'air, un geste diversement apprécié - l'épisode du Grand Prix de Malaisie cette année n'a pas servi la popularité du champion du monde. Sûr de lui, il avait alors volontairement ignoré les consignes d'équipe pour battre Mark Webber. « En Malaisie, j'ai un peu fait les choses à l'envers », a reconnu Vettel dimanche après son nouveau titre. Malheureusement, le mal est probablement fait.

Hamilton : « Une personne géniale »

Pourtant, dans les paddocks, Vettel n'est pas loin de faire l'unanimité. Lewis Hamilton n'est pas le dernier de ses défenseurs : « Non seulement Seb est un grand champion, mais c'est aussi une personne géniale, il est drôle et humble. Il mérite tout le succès qu'il obtient en ce moment. J'admire son implication et sa capacité à être consistant au plus haut niveau, sans faire d'erreur. C'est la marque d'un véritable champion. Et quoi que vous pensiez de sa voiture, ce qui compte c'est qu'il fait un travail parfait. »

« Têtu » selon ses propres dires mais aussi souriant, décontracté et disponible, Vettel peine pourtant au moment d'expliquer tous ses succès. « Comment en êtes-vous arrivé là ? », lui a demandé un journaliste indien samedi. « Je ne sais pas. Quand tout a commencé, j'étais loin d'imaginer tout ça. C'était un loisir, je faisais ça en famille. Puis c'est devenu plus rapide, plus sérieux. A la fin, c'est la passion qui nous guide tous, notre amour pour le sport. Nous aimons relever des défis personnels. Par rapport au karting, les voitures sont simplement plus grosses, les circuits plus grands et il y a plus de gens qui regardent. Mais au fond c'est pareil. » Sûr qu'avec cet état d'esprit, son règne n'est pas près de s'arrêter.

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