Quatre salles, quatre ambiances

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Quatre salles, quatre ambiances
Quatre salles, quatre ambiances

Les Bleus ont joué à Paris, à Marseille, à Lille et à Lyon. Un véritable Tour de France pour la bande à DD, qui se boucle avec le retour au Stade de France. Dans les rues de chaque ville, l'ambiance a été chaude. On fait le point.

A Paris, l'échauffement: vendredi 10 juin, 21h, France-Roumanie


Deux ans que la France attend ça. La naissance d'un groupe au Brésil, une interminable série de matchs amicaux et, enfin, l'Euro. En début de journée, rien n'indique pourtant que moins de quelques heures séparent le pays du coup d'envoi de son Euro. Les rares maillots croisés sont plutôt verts et les regards pas très frais : la nuit a été longue dans les pubs du boulevard de Clichy. Du vert donc, mais aussi du rouge, du jaune ou du bleu, une mosaïque de couleurs européennes annonce la compétition à venir bien plus que les drapeaux français. Seuls les kiosques et les bazars, toujours premiers sur le biz, affichent pavillons tricolores.

Un frémissement commence à parcourir la capitale avec la fin de l'après-midi – à moins que ce ne soit le plaisir hebdomadaire de l'apéro à venir. Les terrasses et les bars paraissent quand même plus remplis qu'à la normale. Sur les écrans, le 20H de Gilles Bouleau ne parle que de ça ; sur les grands boulevards, la circulation commence à s'éclaircir. Si le contexte général, entre crainte terroriste, inquiétude sociale et peur que le ciel nous tombe sur la tête, à quelque peu éclipsé l'Euro des préoccupations des Français, la sélection nationale est devenue un sujet suffisamment central pour que personne ou presque ne songe à rater ce match d'ouverture. Surtout quand elle est, souvent, un sujet de société plus que de sport, et que la majorité a oublié le terrible France-Roumanie de 2008.


Au coup d'envoi, finalement, les moteurs se taisent et les voix s'élèvent. Après les sarcasmes sur la performance de David Guetta, La Marseillaise lance le match. Les esprits sont réchauffés par la compétition et les derniers résultats positifs, il va y avoir du grand spectacle. Logiquement, l'enthousiasme retombe un peu à la mi-temps, lorsqu'on réalise que battre la Roumanie n'est pas si facile que ça. A la mi-temps, de Rue Montmartre à Stalingrad, rien ne permet de distinguer cette soirée d'une autre, si ce n'est ces quelques maillots bleus sous les braises rougeoyantes. Jusqu'à Dimitri Payet et…






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