Quatre offres de reprises de Mia Electric déposées

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QUATRE CANDIDATS À LA REPRISE DE MIA ELECTRIC
QUATRE CANDIDATS À LA REPRISE DE MIA ELECTRIC

BORDEAUX (Reuters) - Les candidats à la reprise du fabricant de voitures électriques Mia Electric mis en liquidation le 12 mars sont au nombre de quatre, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier.

La petite voiture a fait sensation quand la nouvelle ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, qui se bat depuis des années pour sauver ce fabricant installé dans sa région de Poitou-Charentes, est arrivée à son bord dans la Cour de l'Elysée pour son premier conseil des ministres.

Les quatre offres ont été déposées auprès du mandataire-liquidateur qui les a présentées mardi au comité d'entreprise.

"Aucune de ces offres n'est définitive et nous comptons bien les faire évoluer. Sur les 200 salariés que comptait l'entreprise, 70 seraient maintenus au maximum mais des offres sont encore plus sévères vis-à-vis de l'emploi", a indiqué à Reuters une source syndicale.

Les candidatures seront définitives le 5 mai prochain, deux jours avant une audience du tribunal de commerce.

Parmi les quatre candidats se trouve la société 4H Holding présidée par l'industriel Jean-Michel Ritter et dont l'actionnaire principal est un cheikh des Emirats arabes unis qui a déjà repris la société alsacienne de production de voitures électriques Lumeneo après sa mise en liquidation.

La société NSD2 e Michel Albrand, spécialisée dans le conseil en matière de mobilité électrique, s'est également portée candidate.

Les deux dernières offres sont venues des batteries E4V qui équipait la Mia associé au fabricant de remorques poitevin Libner et un consortium allemand dans lequel est impliquée une société produisant des batteries à hydrogène alliée à un proche de la présidente de Mia Electric, Michèle Boos.

Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) avait mis Mia Electric en liquidation le 12 mars après avoir placé l'entreprise en redressement judiciaire un mois plus tôt.

L'entreprise de Cerizay (Deux-Sèvres) était à l'arrêt depuis plusieurs semaines faute d'être livrée en pièces détachées par ses fournisseurs.

Michèle Boos avait tenté en vain de monter un plan de redressement des comptes et de l'activité.

Mia Electric est né de la reprise de l'activité de véhicules électriques du groupe Heuliez par l'investisseur allemand Edwin Kohl en 2010, année marquée par l'entrée au capital de la région Poitou-Charentes présidée par Ségolène Royal.

Le groupe a été racheté en 2013 par le consortium d'investisseurs Focus Asia basé en Allemagne.

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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