Quatre ex-ministres turcs échappent à un procès pour corruption

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ANKARA, 21 janvier (Reuters) - Le Parlement turc a décidé mercredi que quatre anciens ministres accusés de malversations dans une affaire de corruption ne seraient pas renvoyés devant la justice, une victoire pour le président Recep Tayyip Erdogan, indirectement visé il y a an par ce scandale alors qu'il était encore Premier ministre. Ce résultat était attendu, le parti au pouvoir AKP disposant d'une solide majorité au Parlement et il referme un des derniers volets de ce dossier ouvert en 2013. Le vote montre toutefois qu'une quarantaine de députés de l'AKP, la formation politique du président Erdogan, se sont exprimés en faveur d'un renvoi des quatre ministres devant la justice, au risque de fragiliser l'unité du parti. Fin 2013, des enquêtes pour corruption ont visé le premier cercle des collaborateurs d'Erdogan, alors Premier ministre. Pour ce dernier, ces enquêtes participaient d'un complot orchestré contre lui par une "structure parallèle" constituée de partisans de Gülen, nombreux dans la justice et la police. L'enquête avait entraîné la démission de trois ministres et poussé Erdogan à procéder à une reprise en main de l'appareil d'Etat : des milliers de policiers et des centaines de juges et de procureurs ont été mutés. (Gulsen Solaker,; Nicolas Delame pour le service français)

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