Quatre entreprises françaises se mobilisent pour les migrants

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PARIS, 11 septembre (Reuters) - Quatre grandes entreprises françaises - Air Liquide, Michelin, Sodexo et Total - se sont engagées vendredi à venir en aide aux réfugiés accueillis par la France par des actions concrètes dans un cadre qui sera fixé par l'Etat. Les modalités de cette aide sont en cours de définition avec les organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge française, et les associations concernées, précisent-elles dans un communiqué. Il s'agira par exemple de la mise à disposition de locaux, de dons de nourriture et de produits de première nécessité, de l'accès à des soins de santé, de la prise en charge de frais d'accueil ou encore d'accompagnement professionnel, de formation et d'apprentissage, ajoute le texte. Cette décision "répond à l'élan de solidarité des salariés et des dirigeants de ces entreprises, envers les populations en détresse issues notamment d'Afrique et du Moyen-Orient", expliquent-elles. Air Liquide, Michelin, Sodexo et Total réfléchissent également à des actions à mener dans d'autres pays européens, notamment en Allemagne. "On a voulu lancer le mouvement. L'idée, c'est qu'au-delà de nous quatre, d'autres se mobilisent", a déclaré Patrick Pouyanné, directeur général de Total, à des journalistes. Les patrons allemands, très demandeurs de main-d'oeuvre étrangère, souhaitent un assouplissement des dispositifs en vigueur pour faciliter l'intégration et l'embauche des milliers de réfugiés qui arrivent dans le pays. L'idée des quatre groupes français "n'est pas de faire un chèque, mais prendre des réfugiés en charge dans l'entreprise", a souligné Patrick Pouyanné. "Ce n'est pas seulement une affaire des Etats, c'est une affaire qui concerne tout le monde", a-t-il ajouté. Total entend accueillir 300 réfugiés en lien avec le dispositif gouvernemental, qui prévoit l'accueil de 30.000 personnes sur deux ans dans le cadre d'un mécanisme européen de répartition des réfugiés arrivés dans le sud de l'Europe. Le groupe réfléchit à la possibilité de les héberger dans ses centres de vacance et de les prendre en charge dans un processus de formation professionnelle. Prié de dire si cette formation pourrait déboucher sur des embauches, le directeur général de Total a répondu : "l'option est bien ouverte". Il n'a pas chiffré le coût de l'engagement de Total. "Ça coûtera de l'argent. On mettra les moyens qu'il faudra", a-t-il dit. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)


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  • M4484897 le vendredi 11 sept 2015 à 19:46

    Ces boites en font elles autant pour leurs "licenciés"?