Quatre candidats socialistes à la présidence de l'Assemblée

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Quatre candidats socialistes à la présidence de l'Assemblée
Quatre candidats socialistes à la présidence de l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Quatre députés socialistes sont officiellement candidats à la présidence de l'Assemblée nationale, le "perchoir", la candidature de Marylise Lebranchu étant désormais exclue.

La ministre de la Réforme de l'Etat, qui est depuis lundi sous la pression de l'exécutif pour être une "candidate de consensus", a dit vouloir rester au gouvernement alors qu'un léger remaniement attendu n'interviendra que jeudi.

Les candidats avaient jusqu'à jusqu'à ce mercredi 16h00 pour déposer leur candidature : Jean Glavany, Claude Bartolone, Elisabeth Guigou et, à la dernière minute, Daniel Vaillant, l'ancien ministre de l'Intérieur, ont franchi le pas.

En revanche, une seule candidature a été déposée pour la présidence du groupe majoritaire, celle de Bruno Le Roux, qui succèdera donc jeudi à Jean-Marc Ayrault, devenu chef du gouvernement après 15 ans passé à ce poste à l'Assemblée.

Les députés socialistes éliront leur président jeudi mais également leur candidat à la présidence de l'Assemblée nationale, qui fera l'objet d'un vote sans suspense en séance plénière le 26 juin.

Les pronostics s'annoncent très serrés pour savoir qui des quatre candidats succédera à l'UMP Bernard Accoyer pour occuper le "perchoir", Elizabeth Guigou présentant l'avantage d'être une femme dans un Parti socialiste épris de parité.

Sur France Info, la députée de Seine-Saint-Denis a mis en avant la nécessité de "faire avancer la parité" et sa connaissance des rouages de l'Etat.

UNE FEMME AU "PERCHOIR" ?

"Il est très important qu'aux plus hautes fonctions de l'Etat, il y ait au moins une femme", a-t-elle insisté.

L'ancien ministre de l'Agriculture Jean Glavany estime que le souci de parité ne devait pas intervenir dans le choix.

La décision de Marylise Branchu de ne pas quitter le gouvernement semblait se dessiner ces derniers heures.

Le fait que l'ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou, qui se disait jusque-là disponible, se soit officiellement déclarée mercredi matin laissait penser qu'elle ne croyait pas à un revirement de Marylise Lebranchu.

La président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone avait été plus catégorique. "Elle nous a dit l'envie qu'elle avait de rester au gouvernement pour y exercer sa mission", avait-il dit sur RTL. "Elle est passionnée par ses idées de réformes de l'Etat et des collectivités locales".

Ségolène Royal avait affiché ses ambitions pour le "perchoir" mais a dû y renoncer après sa défaite face au dissident socialiste Olivier Falorni aux législatives à la Rochelle.

"Si Ségolène Royal avait été candidate, j'aurais voté pour elle sans hésiter", a assuré Elisabeth Guigou.

Cette dernière a dit que si ses pairs la choisissaient, elle veillerait à ce que l'Assemblée nationale soit "dans une critique constructive" et fasse des "propositions".

Protocolairement, le président de l'Assemblée, qui est élu pour la durée de la législature, soit cinq années, est le quatrième personnage de l'Etat.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • bigot8 le mercredi 20 juin 2012 à 18:35

    que ceus qui ont lage de la retraite ps 60 ans donc se cassent

  • dhote le mercredi 20 juin 2012 à 14:32

    On va se taper Guigou toutes les semaines sur le petit ecran pendant 5 ans ???

  • ahariga1 le mercredi 20 juin 2012 à 13:10

    Certains cherchent suivant les projets de Hollande, une CROISSANCE de leurs revenus?...