Quatre ans de prison pour Berlusconi pour fraude fiscale

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SILVIO BERLUSCONI CONDAMNÉ À QUATRE ANS DE PRISON POUR FRAUDE FISCALE
SILVIO BERLUSCONI CONDAMNÉ À QUATRE ANS DE PRISON POUR FRAUDE FISCALE

MILAN (Reuters) - Silvio Berlusconi a été condamné vendredi à quatre ans de prison pour fraude fiscale dans une affaire liée à l'acquisition de droits TV par sa compagnie Mediaset.

Jugeant ce verdict "absolument incroyable" et "dénué de toute logique judiciaire", les avocats de l'ex-président du Conseil, qui est âgé de 76 ans, ont annoncé leur intention de faire appel.

"Il faut espérer que l'atmosphère sera différente devant la cour d'appel", disent-ils dans un communiqué. Deux appels sont possibles et tous deux sont suspensifs.

Les procureurs avaient requis une peine, un peu inférieure, de trois ans et huit mois de détention. Une amende fixée provisoirement à dix millions d'euros a en outre été infligée à Silvio Berlusconi et à ses coprévenus.

Le président de Mediaset, Fedele Confalonieri, a en revanche été acquitté.

Deux jours avant le verdict, qui a entraîné une baisse de près de 3% du titre Mediaset à la Bourse de Milan, Berlusconi avait confirmé qu'il ne conduirait pas son parti, le Peuple de la liberté (PDL), aux élections du printemps prochain.

Silvio Berlusconi et plusieurs dirigeants de Mediaset étaient accusés d'avoir gonflé le prix payé pour l'acquisition de droits télévisuels via des sociétés offshore contrôlées par l'ancien chef de gouvernement, pour ensuite détourner une partie des sommes et créer une "caisse noire".

L'affaire porte sur des droits pour la télévision et le cinéma achetés pour 470 millions d'euros à des sociétés américaines par Fininvest, la holding de l'ancien président du Conseil, via des sociétés offshore sur la période 1994-1999.

Selon l'accusation, les sociétés offshore ont revendu les droits à Mediaset à un prix beaucoup plus élevé pour frauder le fisc et créer une caisse noire pour Silvio Berlusconi.

Angelino Alfano, secrétaire du PDL, a dénoncé la "persécution judiciaire" dont Silvio Berlusconi fait selon lui l'objet. Pour Antonio Di Pietro, rival du Cavaliere et ancien magistrat, "la vérité a éclaté".

Sara Rossi; Henri-Pierre André, Pascal Liétout et Jean-Philippe Lefief pour le service français

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