Quantique ou non, la machine à décrypter universelle, n'est pas pour demain

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Quantique ou non, la machine à décrypter universelle, n'est pas pour demain
Quantique ou non, la machine à décrypter universelle, n'est pas pour demain

L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ou les laboratoires de physique les plus en pointe sont encore loin de disposer d'un ordinateur quantique capable de "casser" tous les codes de sécurité, estiment des experts.Dans son édition de jeudi, le Washington Post, citant des documents divulgués par Edward Snowden, indique que la NSA s'est elle aussi lancée dans la course à l'ordinateur quantique. Dotée d'une puissance de calcul sans équivalent, une telle machine serait à même de décrypter rapidement n'importe quel code informatique protégeant des secrets bancaires, médicaux, des informations gouvernementales ou du monde des affaires.Les grandes entreprises informatiques et les laboratoires de recherche publics travaillent depuis plus de dix ans sur ces ordinateurs quantiques qui exploitent les propriétés étonnantes des atomes et particules, dont la taille infime leur permet de déroger aux règles de la physique classique.Dans notre monde quotidien, une porte est soit ouverte, soit fermée. Mais dans le monde quantique, un atome ou un électron peut se trouver comme "suspendu" entre deux états.Dans un ordinateur classique, l'information stockée dans un "bit" est nécessairement binaire: elle ne peut être que 1 ou 0. Un ordinateur quantique, lui, pourrait contenir un grand nombre d'informations à la fois grâce à sa faculté de "superposition".Une faculté qui laisse espérer des vitesses de calcul phénoménales."Le secret des codes actuels, comme le RSA (un algorithme couramment utilisé pour les transactions sur internet ou les emails cryptés), c'est que la taille de la clef peut être assez grande pour rendre les calculs trop difficiles", résume Philippe Grangier, expert en optique et cryptographie quantique.En 2009, des informaticiens ont certes réussi à découvrir les clefs de cryptage d'un chiffre de 768 bits en utilisant des ordinateurs classiques. Mais il leur a fallu presque ...

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