Quand Zizou calmait le Benito-Villamarin

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Quand Zizou calmait le Benito-Villamarin
Quand Zizou calmait le Benito-Villamarin

Pour son troisième match sur le banc du Real Madrid, Zinédine Zidane va fouler la pelouse du Betis Séville. Un rectangle vert que l'ancien Bordelais connaît bien, puisque c'est dans l'enceinte andalouse que Zizou a tapé dans l'œil de l'Espagne entière.

Cela fait maintenant trois semaines. Trois semaines que les quotidiens sportifs madrilènes parlent en long, en large et en travers de l'Élu. Zidane, ce demi-dieu footballeur aujourd'hui devenu entraîneur du club le plus prestigieux au monde, est encore une icône outre-Pyrénées. Un homme peut-être plus respecté qu'au sein même de l'Hexagone, où il n'aura finalement pas remporté de titre majeur au cours de sa riche carrière. Pourtant, cette réputation d'artiste à part entière en Espagne est née bien avant son arrivée en grande pompe au Real Madrid. Zizou portait la tunique de sa dernière équipe française, les Girondins de Bordeaux. C'était le 6 décembre 1995, et le club au scapulaire s'apprêtait à faire connaissance avec la chaleur sévillane. Enfin, presque. "On savait que le retour allait être compliqué, se souvient Gaëtan Huard. Il faisait un temps pourri à Séville, le terrain était gorgé d'eau. Ce n'était pas commun parce que dans cette région, tu peux te retrouver avec des 28 degrés en plein mois de janvier !" Solide au match aller, Bordeaux arrive en Andalousie avec une avance de deux buts. De quoi voir venir, sans toutefois crier victoire. "Dans tous les matchs européens, tu arrives la veille, expliques Huard. Tu as le temps de prendre la température, de lire la presse, d'aller faire un tour au stade. Quand on est arrivé le jour du match, on savait qu'il fallait être solidaire, car le Betis était une équipe redoutable." Sauf qu'en plus de la pluie, le Benito-Villamarin s'apprête à assister à un vrai coup de tonnerre.

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Savoir avant tout le monde


Dans une enceinte remplie comme un œuf, les Béticos n'ont qu'une seule idée en tête. "L'objectif était d'attaquer, annonce l'ailier droit du Betis, Juan Sabas. Si nous marquions très tôt dans le match, Bordeaux pouvait commencer à douter et nous pouvions accentuer notre pression pour marquer à nouveau. Nous devions mettre Bordeaux dans les cordes pour que le public les déstabilise encore plus." Un public réputé bouillant dans les grandes occasions comme les soirées européennes. "C'est…



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